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Posts Tagged ‘inspiration’

Dernièrement, j’ai été extrêmement occupée par de nombreux projets, expositions, peintures, nouveaux cours de photographie, événements sociaux. Loin de moi l’idée d’utiliser ceci comme excuse pour le manque de nouveaux billets sur mon blogue, mais c’est la vie !

 

Tout ceci s’est soudainement arrêté la semaine dernière sur le chemin asphalté de mon amie. Une chute bête, un pied qui part vers l’avant et le genou de l’autre jambe qui absorbe totalement le poids de mon corps, fracturant la rotule (patella) en deux morceaux. Impermanence ! Une seconde tu est en forme, la seconde d’après, tu est étendue sur le chemin de quelqu’un, incapable de bouger. Par chance, les deux toiles que je tenais, une dans chaque main ont été épargnées ! Mon premier voyage en ambulance, je me sentais comme dans Chicago Fire. J’ai été surprise de l’espace confiné de la partie arrière du véhicule. Service et traitement excellents de la part des ambulanciers et des premiers répondants arrivés sur la scène 10-15 minutes avant l’ambulance.

 

J’ai été chanceuse car l’urgence de l’hôpital n’était pas très occupée quand ils m’y ont amenée et ils se sont occupés de moi immédiatement. J’ai pu voir un docteur en dedans d’une heure et ai été opérée par le chirurgien orthopédique en devoir deux heures plus tard le même soir. Ils ne vous gardent pas longtemps à l’hôpital quand tout va bien, je suis sortie et de retour à la maison en moins de 24 heures avec des broches et des fils métalliques en plus dans le corps.

 

Depuis, je regarde la vie passer devant moi. Les premières journées ont été remplies d’appels d’amis, de visites de famille, des visites cédulées des infirmières qui viennent changer le pansement, la physiothérapie et s’habituer à ne rien faire entre tout cela. La pire chose est la dépendance, un proche deuxième est l’absence de mobilité. La première semaine, pendant que je m’habituais à la marchette et à la canne pour négocier les escaliers, j’avais encore besoin de quelqu’un pour monter mes pieds, m’apporter mon thé, me faire mes repas et choses du genre.

 

Une semaine plus tard, je me sens très forte et pleine d’énergie le matin jusqu’à ce que je sois debout un peu trop longtemps. Cette énergie me quitte vers 14-15 heures.

 

La chose la plus surprenante à propos de tout cela est qu’après les premiers jours, ma tête est comme devenue vide, calme et silencieuse. Ceci est très étrange pour moi de n’avoir rien à planifier, exécuter, à penser. Après avoir cancellé les rendez-vous et engagements variés du prochain mois, étant donné que je dois garder ma jambe élevée autant que possible et dois aussi la garder dans une attelle jambière quand je suis debout ou couchée pour prévenir que ma jambe ne plie plus que permis au cours des 6 prochaines semaines, je me suis retrouvée à ne penser à rien. Est-ce même possible?

 

Le processus biologique de guérison est très intéressant et complexe. Je sens l’énergie qui se rassemble au niveau de l’aire qui a besoin de se renouveler. Plusieurs systèmes sont impliqués et je me demande si ceci a à faire avec le sentiment de vide qui m’envahit, comme si le reste de mon corps respectait le processus et ralentissait, demandait moins d’énergie afin que celle-ci soit concentrée sur le site de la blessure. C’est peut-être une question de médicaments aussi je suppose, les antidouleurs sont quand même assez forts même si la douleur n’est pas contrôlée.

 

Pour la première fois, l’absence de mouvement corporel entraîne chez moi une absence de concentration qui m’est totalement étrangère. Quand j’étais à l’hôpital,  je m’étais imaginée en train d’écrire, de travailler sur les sites web, de peindre, toutes sortes d’activités que l’on peut faire sans trop bouger, mais ce manque de concentration m’empêche d’être « productive », et me laisse à regarder devant moi sans être capable de faire quoi que ce soit sauf lire un peu ou parler au téléphone. Un état inhabituel pour moi. Étonnamment, je trouve que les journées passent assez rapidement et je me sens fatiguée même si mon corps est oisif. Malgré de longues périodes d’inactivité, je me sens un peu anxieuse du manque de temps à cause de ce manque de concentration. Je devrais dessiner, faire de la recherche….

 

Le processus de guérison prend beaucoup d’énergie. Jusqu’à hier, j’avais de la difficulté à compléter une pensée ou une phrase sans en perdre le fil. Ah ! Après toutes ces années à essayer de me calmer et méditer, ais-je enfin trouvé la réponse? Ma fille a suggéré d’utiliser ce temps pour améliorer ma technique de méditation mais j’en suis encore incapable.

 

Je me demande comment ce serait de vivre ainsi tout le temps, pas immobilisée, mais avec une tête vide, un environnement sans soucis où on vit un moment à la fois. Vivre le moment présent est un idéal auquel je travaille depuis longtemps. mais vivre le moment présent avec une tête qui manque de focus est à la fois étrange et préoccupant, comme s’il nous manque un élément essentiel de la vie.

 

J’avais planifié commencer une cédule hier mais ça n’a pas marché. Je ramasserai mon équipement pour dessiner et commencerai un projet de dessin dans ma chaise longue au cours des prochains jours. Quand l’inspiration ne vient pas, tu dois la rejoindre en utilisant tes outils. Cela me semble une bonne idée !

 

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Aujourd’hui dernier jour de mars. Hier tempête de neige. À Montréal, on dirait février, en Estrie, on dirait janvier, Où est le lac? On ne le voit pas plus qu’il y a deux mois. Les bancs de neige sont hauts, les routes mal déneigées et pleines de trous, les nids de poule, c’est pas seulement en ville…

 

Mais hier, répit du froid et de la grisaille de l’hiver, visite à l’Orchidexpo 2014, une exposition internationale d’orchidées présenté par les orchidophiles de Montréal. Pour l’instant d’une visite, rencontres intéressantes avec des passionnés d’orchidées, parfums envoûtants, couleurs à nous remplir les yeux et le coeur, design,délicatesse et variétés à couper le souffle. La nature, émerveillement !

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Je possède ma première orchidée depuis presque trois ans et elle est capricieuse, elle aime la solitude, s’épanouit quand on la laisse tranquille. J’ai toujours peur de la perdre. En fleurs quand je l’ai reçue, elle m’a boudé près de deux ans avant de répéter sa performance et ce seulement après avoir été presqu’abandonnée au chalet, juste un peu d’eau aux deux semaines, au bord d’une fenêtre à regarder la neige. Elle aime l’hiver et n’a fleurit qu’à la fin de février. Elle aime son indépendance cette petite.


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Je l’ai ramené dans mon studio après la floraison pour voir si elle supporterait ma compagnie, ma musique quand je peints. Et voilà qu’après un an, elle répète sa performance, me gratifiant de trois fleurs magnifiques. Et voici que je lui amène de la compagnie. J’ai osé, je me lance, deux autres belles orchidées sont venues la rejoindre au bord de ma fenêtre. L’une rayée de rose foncé sur un blanc presque transparent, l’autre pourpre à texture de velours. Les deux au parfum doux surtout la plus foncée.

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Je les aime, une belle addition dans mon monde. Comment en prendre soin, ces deux petits êtres vivants, si délicats. J’ai un peu peur de ne pas répondre à leurs besoins. Ce matin, vite m’informer, car hier, tandis que l’une disait de rempoter en arrivant à la maison ou presque, l’autre disait d’attendre que les fleurs aient fané. Comment s’y retrouver?

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D’après mes recherches de ce matin, je vois que les racines de l’une sont trop humides et vont pourrir si elle n’est pas rempotée au plus vite Je vais donc prendre une chance. J’ai appris que les marchands mettent de la mousse trop serré autour des racines pour faciliter le transport et réduire l’arrosage mais que cela conserve trop l’humidité pour les racines qui doivent respirer, alors le rempotage est essentiel. Si la floraison peut durer quelques mois, je ne peux sûrement pas attendre…

 

Quelle belle inspiration ce côtoiement avec la biodiversité de la nature.

 

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Selon Wikipedia, l’Inspiration Artistique se résume à “créativité soudaine ou un élan soudain de production créative”. Selon l’ancienne pensée grecque, l’inspiration arrivait à travers certains Dieux et muses tandis que dans le Christianisme, on pensait que l’inspiration venait de l’Esprit Saint.

 

À travers l’histoire, les philosophes, psychologues et artistes ont essayé de rationaliser et comprendre le phénomène, parfois dans le but de le canaliser ou le contrôler, parfois pour l’inciter, tandis que Freud et les psychologues plus récents pensaient que l’inspiration venait de la « psyché intérieure de l’artiste », en tant que cumulatif des expériences traumatiques passées du sujet et de conflits irrésolus ou même du subconscient.

 

De nos jours, l’inspiration est toujours considérée comme étant par sa nature, mystique, un cadeau des cieux, de l’univers, un lien à notre connexion universelle et largement hors de notre contrôle. Même si souvent déclenchée par un facteur extérieur, l’inspiration demeure un processus entièrement interne. Je crois cependant que nous pouvons aider à le stimuler.

 

Voici un « reblog » partiel d’une entrée précédente datant de février 2012 avec quelques ajouts. À l’époque, j’arrivais tout juste de 2 semaines de peinture et de dessin dans la jungle du Costa Rica, une expérience que je souhaite à chaque artiste amant de la nature. C’était merveilleux. Je suis revenue inspirée, calme et détendue, avec un nouveau but et une nouvelle pensée sur l’inspiration, la créativité et l’originalité.

Nous les artistes, faisons souvent face à la peur de ne pas être assez original, pas assez créatif. Est-ce qu’on n’entend  pas que tout a déjà été dit, que tout a déjà été fait? Il est important de se souvenir que même si plusieurs personnes ont déjà peint un sujet similaire à ce que l’on souhaite représenter, ou écrit un poème ou prose sur le même sujet que l’on désire traiter, nous devons nous rappeler que personne ne l’a fait de la même façon. Personne n’a ressenti la même chose pendant le processus de création.

Tout comme chaque goutte d’eau dans l’océan est différente de celle qu’elle côtoie, tout comme chaque vague qui vient mourir sur la plage est différente de la précédente et de celle qui la suit, tel en est-il de chaque artiste. Nous sommes tous et toutes différents les uns des autres, nous avons tous et toutes quelque chose à dire ou à exprimer de façon différente des autres. Nous avons tous notre voix personnelle, qu’elle soit écrite, visuelle ou musicale.

Comment être original, créatif, inspiré (e)? Une des meilleures façons que j’ai trouvées est d’écrire quelque idée qui me passe par la tête aussitôt que j’y pense. Les idées dont si éphémères parfois… Non ce n’est pas toujours facile mais ça en vaut l’effort. La deuxième chose à faire est de travailler, d’y mettre les heures. C’est souvent en travaillant que les idées traversent notre pensée ou qu’on réalise ce que l’on aime ou aime moins et de nouvelles façons de faire aussi. Finalement, la meilleure façon d’être orignal est d’être soi-même. Peindre ce que l’aime peindre, écrire à propos de ce que qu’on aime écrire. Pendant qu’on travaille, nous améliorons nos techniques et ceci aide toujours lorsque l’inspiration nous « frappe ».

La meilleure façon d’être original est d’être soi-même, Peindre ce que l’on veut peindre, écrire ce que l’on veut écrire. Et très important, sortir et voir ce qui se passe ailleurs, cette stimulation extérieure est aussi importante que le travail dans le studio.

Chaque artiste a une voix artistique distincte. Elle peut parfois prendre du temps à émerger, surtout quand on travaille avec d’autres artiste ou quand on est plus concentré à améliorer des techniques, mais éventuellement, la voix se manifestera.

 

www.suzannebelair.com

 

Pour me trouver sur facebook: https://www.facebook.com/SuzanneBelairArtist

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