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Depuis samedi dernier, l’événement du Circuit des Arts Memphrémagog a lieu et mon atelier-galerie est ouvert à tous ceux et celles qui se présentent à ma porte et ce jusqu’à 17h cet après-midi. Aujourd’hui est le dernier jour et comme cette exposition se termine, j’ai pensé partager quelques photos de mes peintures installées dans deux pièces de ma maison.

 

Côté météo, la semaine a été mouvementée, avec de fortes tempêtes de pluie et un soleil brûlant, un mélange de tout. Aujourd’hui, pour le dernier jour, tout est calme, ensoleillé et frais.

J’apprécie toujours cet événement qui place les gens directement devant mon art, sans aucune distraction et qui les aide à comprendre ce qui se cache derrière, la motivation pour le créer, les difficultés et les joies rencontrées lors du développement de chaque tableau.

Pour moi, il n’y a rien comme le contact direct et une conversation avec l’amateur d’art. Cet échange est enrichissant des deux côtés et plus intéressant que lors d’une exposition collective ou d’un symposium où la personne essaie d’en voir le plus possible en très peu de temps.

Ce fut un merveilleux 9 jours et j’ai l’impression d’avoir beaucoup appris sur les amateurs d’art, leurs besoins et leurs attentes.

Un grand MERCI à tous ceux et celles qui m’ont visité !

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Le Circuit des Arts Memphrémagog approche à grands pas et cette année marque son 25e anniversaire. Cet événement donne aux visiteurs l’occasion d’admirer et d’acheter des œuvres d’artistes professionnels, de voir leur espace créatif et d’admirer de beaux paysages tout au long de la route. J’apprécie vraiment cet événement et de pouvoir rencontrer les gens qui se présentent à la porte de mon studio pendant le Circuit.

 

 

Comme d’habitude, j’aurai deux salles replies de peintures et beaucoup de nouvelles œuvres. Situé au 123, rue du Lac des Sittelles, mon studio des Cantons de l’Est sera ouvert de 10 h à 17 h, du 21 au 29 juillet. Il y a aussi une exposition collective au Centre d’art visuel Magog, situé au 61, Merry nord à Magog, où chaque artiste expose une œuvre d’art représentant sa production.

 

Pour en savoir plus:  Cliquez ici.

Je participe également à la 20e édition du Symposium Bromont en Art qui se déroule dans le Vieux village de Bromont du 24 au 26 août de 10h à 18h. Pour plus d’informations cliquez ici.

Il y a aussi une exposition du 7 au 15 juillet au centre culturel St-Patrick de Bolton Est où je présenterai une toile avec d’autres artistes régionaux.

Bienvenue à tous!

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Il y a quelques semaines, je revenais de Croatie après y avoir passé deux semaines.  Nous avons visité Dubrovnik, Split, les lacs Plitvice et enfin Zagreb.

 

Nous avons visité de nombreux musées tous très intéressants, et des galeries, en particulier celle d’Ivan Mĕstrović, le plus célèbre artiste Croatie. Le musée est installé dans sa maison d’été à Split et présente ses croquis ainsi que plusieurs de ses sculptures. L’entrée vous donne également accès au Kaštelet, une petite forteresse qui abrite ses œuvres sur bois de thème religieux. Elles sont installées dans la chapelle où la messe est encore célébrée tous les dimanches selon les souhaits de l’artiste quand il a fait don de la propriété.

 

 

Ce que j’aimerais partager aujourd’hui est une exposition par les enfants dans le tunnel de Grič, situé sous la haute ville de Zagreb, dans le quartier de Grič, également appelé Gradec ou Gornji Grad. Ce tunnel a été construit en 1943 pour servir d’abri anti-aérien pendant la Seconde Guerre mondiale et n’a pas été beaucoup utilisé depuis.

 

Le hall central est relié par deux passages, l’un à la rue Mesnička à l’ouest et l’autre à la rue Stjepan Radić à l’est, et à quatre passages vers le sud. En 1990, il fut de nouveau utilisé pour abriter l’un des premiers « raves » en Croatie, et a également servi d’abri pendant la guerre d’indépendance de la Croatie. En 2016, le tunnel a été ouvert au public, servant maintenant d’attraction touristique et accueillant des événements culturels. (ref: https://en.wikipedia.org/wiki/Gri%C4%8D_Tunnel_(Zagreb))

 

Voici quelques entrées:  

Nous sommes tellement chanceux d’avoir trouvé l’entrée qui n’est pas facile à discerner lorsque vous marchez et n’avez pas l’adresse spécifique, et de découvrir qu’elle accueillait l’exposition du 22ème Jardin des Enfants de la Ville de Zagreb qui se terminait d’ailleurs cette journée même.

J’adore le fait que cette ville met l’accent sur l’art dès le plus jeune âge. À un moment donné, les cours de dessin étaient obligatoires pour tous. Je ne sais pas si c’est toujours le cas, mais on voit beaucoup plus les enfants dans les musées et les galeries qu’en Amérique du Nord, et ils sont très intéressés à découvrir l’art et à apprendre, posant beaucoup de questions et écoutant les réponses.

 

L’art devrait retourner dans les écoles de façon massive. C’est une partie extrêmement importante de l’éducation et aide à développer un esprit critique et un oeil pour la beauté, peu importe sa forme. La créativité, l’amélioration des habiletés motrices et la confiance en soi, la persévérance, la concentration sont quelques-uns des avantages de l’apprentissage et de la pratique de l’art pour les enfants. C’est une partie importante de leur éducation qui est malheureusement de plus en plus ignorée par notre gouvernement au Québec et au Canada.

 

J’espère que cela changera un jour et que l’art trouvera sa place légitime dans notre système éducatif.

 

Toutes les photos et le texte © Suzanne Bélair

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Banasura laughingtrush
©2018 Suzanne Bélair
Oil on canvas 8 X 8 in

Il y a quelques jours, je recevais le bulletin d’information de la Fondation David Suzuki.

Nous nous plaignons souvent de notre gouvernement, mais dans le budget de cette semaine, le gouvernement du Canada a démontré son engagement envers l’environnement et fait quelque chose pour protéger les espèces menacées et la planète et j’en suis très fière.

Ils ont décidé d’investir 1,3 $ milliard au cours des cinq prochaines années pour protéger la nature, fournir des investissements financiers pour de nouveaux parcs, des zones protégées et la science pour s’assurer que tout cela est fait correctement.
Voici quelques-uns des points saillants du budget fournis dans le bulletin (traduction libre):

• 1 milliard de dollars sur cinq ans pour apporter des modifications aux lois canadiennes sur l’évaluation environnementale.

• 172,6 millions de dollars de plus sur trois ans pour améliorer l’accès à l’eau potable propre et salubre dans les réserves des Premières nations.

• 167,4 millions de dollars sur cinq ans pour mieux protéger, préserver et rétablir les espèces de baleines en voie de disparition au Canada.

• 20 millions de dollars sur cinq ans pour évaluer les mesures du Cadre pancanadien sur la croissance propre et les changements climatiques et déterminer les pratiques exemplaires.

• 22 millions de dollars pour renouveler le Programme d’aquaculture durable pour deux ans, à l’appui d’un système de réglementation amélioré. Le renouvellement doit mettre l’accent sur la performance environnementale du secteur de l’aquaculture au Canada.

• Investissements significatifs dans la recherche scientifique.

 

C’est ici. Dans d’autres parties du monde, nous constatons une diminution de la biodiversité partout où nous regardons. Afin de mettre en valeur les espèces d’oiseaux en voie de disparition, le groupe Artists For Conservation, dont je fais partie, a décidé de s’impliquer dans son premier projet international de murale collaborative. Comme je l’ai déjà mentionné dans un blogue précédent , l’installation, qui comprendra les 678 espèces d’oiseaux menacées du monde, sera la pièce maîtresse du 27e Congrès international d’ornithologie qui se tiendra à Vancouver en août 2018. L’œuvre originale fera ensuite l’objet d’une tournée internationale dans certains lieux culturels / scientifiques sélectionnés.

Voici l’un des oiseaux que je m’étais engagée à peindre, la Garrulaxe de Jerdoni (Trochalopteron jerdoni), qui est endémique au sud de l’Inde et figure sur la liste rouge des espèces menacées de l’UICN depuis 2016.

La distribution de Trochalopteron jerdoni est limitée aux hautes altitudes dans les districts limités de Wayanad (Kerala) et de Coorg (Karnataka). Bien qu’elle puisse être trouvée dans plusieurs localités, l’espèce est gravement fragmentée et est probablement déjà disparue à quelques endroits selon une recherche de 2012 par Praveen J. et Nameer . « La plus grande sous-population se trouve à Vellarimala-Chembra et dénombre probablement un peu plus de 250 individus adultes» (Praveen J., 2016). La population total est estimée entre 250 et 2500 individus répartis en 2 à 5 sous-populations, mais aucune évaluation récente n’est disponible.

Le principal problème auquel l’espèce est confrontée est la transformation à grande échelle de la forêt en plantations, réservoirs, cultures et colonies humaines. Les plantations commerciales de thé, d’eucalyptus et d’acacia ont augmenté dans la région.

Puisqu’on pense que cette bécassine est un habitant sédentaire qui vit dans les sous-bois denses et dans la végétation humide et ombragée de la forêt sempervirente et semi-sempervirente (conifères et arbustes à feuilles persistantes), dans les ravins densément boisés, les cuvettes et la lisière des forêts, le fait que 47% de ces forêts ait été détruit dans la partie du Kerala des Ghâts occidentaux entre 1961 et 1988 tandis que les plantations et la forêt décidue ont augmenté, tout ceci constitue une menace majeure pour l’espèce. L’utilisation inconsidérée de pesticides inorganiques pourrait également affecter sa survie.

Pour en savoir plus sur la Garrulaxe de Jerdoni, cliquer ici .

Pour plus de détails sur le projet de murale, cliquer ici

Pour en savoir plus sur la Fondation David Suzuki, aller au: https://davidsuzuki.org/

 

Ref: Praveen J. and Nameer, P.O. 2012. Strophocincla Laughingthrushes of South India: a case for allopatric speciation and impact on their conservation. J. Bombay Nat. Hist. Soc. 109: 46-52.

 

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Hier j’ai décidé de faire mes recherches pour le projet Silent skies et trouver des images des oiseaux choisis que je pourrai retravailler. En après-midi, je suis allée au studio avec l’intention de reprendre mes pinceaux qui doivent se sentir abandonnés depuis Noël…

C’est bizarre comme le thème de cette nouvelle année se dessine graduellement et s’oriente vers les oiseaux avec le projet de murale et le livre pour enfants que j’ai commencé qui sera à propos d’une famille de pic bois…

Mais en entrant au studio et après avoir mis ma musique, ce ne sont pas mes pinceaux qui one attiré mon attention mais la chambre où j’entrepose mes toiles à moitié finies et celles qui sont vierges, mon matériel d’emballage, etc . J’aurais dû prendre une photo avant, c’était un désastre. C’est aussi la pièce où je vernis quand il fait trop venteux ou froid ou pluvieux dehors. J’ai besoin d’un bon espace central sur le plancher pour faire cela surtout si elles sont grandes. Depuis le déménagement du studio, je n’avais pas encore réussi à ranger et rendre cet espace fonctionnel.

Après un après-midi de travail, tout est maintenant organisé et propre, une belle façon de commencer l’année. Voici quelques photos :

En faisant ce grand ménage, j’ai trouvé une liste de projets datant de 2012. Ça m’a donné l’idée d’en refaire une pour 2018. Je ne sais pas pourquoi j’ai perdu l’habitude de faire ma liste de projets d’art en début d’année depuis le déménagement du studio. Je me complique souvent la vie à entrer mes idées dans différents cahiers quand une simple liste mise en évidence est tellement plus efficace.

Il y a beaucoup d’avantages à tenir une liste de projets dans le studio. J’aime la mettre sur un mur bien en vue où je peux la consulter régulièrement et tout ce qui est sur ma liste est généralement accompli au cours des mois qui suivent.

Une liste de projets est très stimulante et aide à maintenir le focus sur les priorités au studio où on perd facilement l’attention. Mon problème est que je veux tout faire en même temps, tout m’attire, les couleurs, les nouvelles techniques, mes toiles commencées à finir, des nouvelles à commencer, alors une liste de projets m’amène où je suis plus productive.

Un papier, un stylo et quelques minutes suffisent pour créer une liste de projets. C’est un outil merveilleux pour conserver la maîtrise de ses journées et de son attention et ça ne prend que 5 à 10 minutes.

Pas d’outil électronique pour moi quand il s’agit de faire une liste de projets car je veux l’avoir sous les yeux à tout moment surtout quand je commence à cocher ce qui est fait. Ça marche définitivement pour moi, ça me donne une vue d’ensemble et un élan d’optimisme.

Je l’utilise aussi pour établir mes priorités, incluant les dates butoirs pour les expositions, symposiums, les commandes.

Ça permet aussi d’optimiser son temps, comme de préparer plusieurs toiles au gesso en même temps selon ce qui est prévu.

Ça aide à rester serein parce qu’on a l’impression d’être plus en contrôle et ça élimine le stress de penser qu’on a oublié un projet ou une date.

Vous devinez facilement ce que je fais tout de suite après la rédaction de ce billet!

J’espère que ce court article vous motivera à faire votre liste de projets pour 2018!

 

 

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“Congratulations on being awarded Active Status with the Federation of Canadian Artists based on the evaluation of work recently submitted for jury. Congratulations!

You are now an Active member of the largest non-profit visual arts organization in British Columbia.”

J’ai reçu ce courriel pendant la semaine précédant Noël quand les activités étaient au maximum, pas le temps de le lire avant le samedi suivant.

 

Je suis très heureuse d’avoir été acceptée en tant que membre actif de cette prestigieuse association! Cela ouvre de nouvelles portes qui seront à explorer en 2018. La Fédération des artistes canadiens compte 2700 membres à travers le Canada.

 

Un projet intéressant et qui en vaut la peine dans lequel je m’implique en 2018 est la Murale collaborative Silent Skies. Ce projet international et collaboratif, le premier dans lequel Artists For Conservation s’implique de la sorte représentera toutes les 678 espèces d’oiseaux menacées dans le monde. L’installation sera la pièce maîtresse artistique du 27 ième Congrès International d’Ornithologie qui se tiendra à Vancouver du 19 au 26 août.

 

L’œuvre originale fera ensuite l’objet d’une tournée internationale dans plusieurs lieux culturels / scientifiques sélectionnés.

 

Je me suis engagée à peindre deux espèces d’oiseaux: Garrulaxe de Jerdon (Trochalopteron jerdoni), endémique de l’Inde du Sud et  Garrulaxe de Yersin (Garrulax yersini), endémique du plateau Da Lat au Vietnam. Les deux oiseaux sont en voie de disparition en raison de la dégradation et de la fragmentation de leur habitat. Toutes les toiles seront 8 X 8 pouces. Pour plus de détails sur ce projet de murale cliquer ici.

 

Je souhaite à tous une nouvelle année inspirée et artistique. L’art n’est pas seulement la peinture, l’écriture ou le théâtre; nous sommes tous des artistes qui créent nos vies au jour le jour. Nous devons suivre notre instinct et notre intuition, nous ouvrir au monde, aux nouvelles idées. Nous créons notre réalité et devons décider d’être l’acte principal dans nos propres vies, dans ce qui nous arrive, tout en respectant nos proches et ceux qui nous entourent.

 

Si vous lisez l’anglais, je vous suggère de rejoindre l’adresse : Enviroart by Suzanne Bélair où j’écris plus régulièrement.

 

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la pruche

La pruche
©2017 Suzanne Bélair
Acrylique et encres sur toile 10 X 10 po

Bon, les trois expositions caritatives de novembre sont passées. Ces causes me tiennent beaucoup à cœur.
Je suis bien heureuse des résultats, deux toiles vendues par le Bouclier d’Athéna et sept de vendues pendant l’exposition De la couleur contre la douleur d’Artistes de Cœur.

Bien que toutes mes œuvres me soient chères et ont une signification particulière, une des toiles vendues en fin de semaine est notamment spéciale pour plusieurs raisons.

Premièrement, j’ai eu beaucoup de difficulté avec elle et elle a surtout évolué de façon très étonnante, pour finir en servant deux causes à la fois. Je m’explique.

©2017 Suzanne Bélair

J’aime bien me donner des difficultés des fois…

J’ai créé mon premier fond avec beaucoup de texture et je voulais absolument garder cette texture. Je tenais à ce que les marques soient visibles dans la toile finale.

J’ai commencé par créer les arbres, puis j’ai réalisé que j’en avais mis un en plein milieu de la toile. Même si le format carré se prête mieux que rectangulaire pour les objets au beau milieu, ce n’est quand même pas idéal !

Au cours d’un atelier de peinture passé, j’ai appris que les gens qui souffrent d’astigmatisme ont tendance à mettre un objet au milieu de leurs œuvres. C’est mon cas. Il a même été suggéré, pendant cet atelier de mettre un X au milieu de la toile et aux milieux des côtés aussi afin de rester conscient de cette tendance.
J’ai donc coupé l’arbre pour l’amener sur le côté et ajouter un nouveau point focal : la pruche.

J’ai ensuite travaillé la texture et adoucit les couleurs jusqu’à ce que j’aie un résultat harmonieux mais quand même texturé. Même si cette toile m’a donné du fil à retordre, elle est devenue l’une de mes favorites.

Elle a été vendue lors de l’événement de fin de semaine, une portion est donc allée à la Fédération des maisons d’hébergement pour femmes et l’acheteur la donne pour un encan qui bénéficiera à 100% au Refuge pour les femmes de l’Ouest de l’Île.

Ça prouve que l’art engagé peut vraiment aider. J’en suis très fière.

Fédération des maisons d’hébergement pour femmes

Refuge pour les femmes de l’Ouest de l’Île

 

 

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