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Posts Tagged ‘Vie’

Je m’éveille au son d’une pluie fine qui tombe sur les feuilles

Elle rejoint le ruisseau qui chante de plus en plus fort

Une brise fraîche et parfumée entre par la fenêtre

La toile bouge doucement

Aucun oiseau, aucun animal  n’élève la voix

Matin paisible où tous écoutent

Cette pluie douce, source de vie, source de paix

Rester là sans bouger

Ouverte aux sensations, ouverte aux sons

Matin paisible,

Beau début de journée

 

©Suzanne Bélair

Photo credit: Pixabay.com

 

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Il y a quelques semaines, je revenais de Croatie après y avoir passé deux semaines.  Nous avons visité Dubrovnik, Split, les lacs Plitvice et enfin Zagreb.

 

Nous avons visité de nombreux musées tous très intéressants, et des galeries, en particulier celle d’Ivan Mĕstrović, le plus célèbre artiste Croatie. Le musée est installé dans sa maison d’été à Split et présente ses croquis ainsi que plusieurs de ses sculptures. L’entrée vous donne également accès au Kaštelet, une petite forteresse qui abrite ses œuvres sur bois de thème religieux. Elles sont installées dans la chapelle où la messe est encore célébrée tous les dimanches selon les souhaits de l’artiste quand il a fait don de la propriété.

 

 

Ce que j’aimerais partager aujourd’hui est une exposition par les enfants dans le tunnel de Grič, situé sous la haute ville de Zagreb, dans le quartier de Grič, également appelé Gradec ou Gornji Grad. Ce tunnel a été construit en 1943 pour servir d’abri anti-aérien pendant la Seconde Guerre mondiale et n’a pas été beaucoup utilisé depuis.

 

Le hall central est relié par deux passages, l’un à la rue Mesnička à l’ouest et l’autre à la rue Stjepan Radić à l’est, et à quatre passages vers le sud. En 1990, il fut de nouveau utilisé pour abriter l’un des premiers « raves » en Croatie, et a également servi d’abri pendant la guerre d’indépendance de la Croatie. En 2016, le tunnel a été ouvert au public, servant maintenant d’attraction touristique et accueillant des événements culturels. (ref: https://en.wikipedia.org/wiki/Gri%C4%8D_Tunnel_(Zagreb))

 

Voici quelques entrées:  

Nous sommes tellement chanceux d’avoir trouvé l’entrée qui n’est pas facile à discerner lorsque vous marchez et n’avez pas l’adresse spécifique, et de découvrir qu’elle accueillait l’exposition du 22ème Jardin des Enfants de la Ville de Zagreb qui se terminait d’ailleurs cette journée même.

J’adore le fait que cette ville met l’accent sur l’art dès le plus jeune âge. À un moment donné, les cours de dessin étaient obligatoires pour tous. Je ne sais pas si c’est toujours le cas, mais on voit beaucoup plus les enfants dans les musées et les galeries qu’en Amérique du Nord, et ils sont très intéressés à découvrir l’art et à apprendre, posant beaucoup de questions et écoutant les réponses.

 

L’art devrait retourner dans les écoles de façon massive. C’est une partie extrêmement importante de l’éducation et aide à développer un esprit critique et un oeil pour la beauté, peu importe sa forme. La créativité, l’amélioration des habiletés motrices et la confiance en soi, la persévérance, la concentration sont quelques-uns des avantages de l’apprentissage et de la pratique de l’art pour les enfants. C’est une partie importante de leur éducation qui est malheureusement de plus en plus ignorée par notre gouvernement au Québec et au Canada.

 

J’espère que cela changera un jour et que l’art trouvera sa place légitime dans notre système éducatif.

 

Toutes les photos et le texte © Suzanne Bélair

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2017-01-18

Je suis au lac aujourd’hui

C’est le matin, tout est tranquille dans la maison, mon conjoint dort encore

Moment paisible

Je commence l’infusion du café. Bientôt l’arôme emplira la maison.

Je m’assoie à la table à manger faisant face au lac.

Le soleil se lève lentement transformant la glace bleutée du lac, amenant du jaune sur la surface brillante, du rose aussi

La partie ombrée demeure bleue et froide

Le ciel se transforme

Les grands végétaux et la colline cachent sa montée sur la droite

Jusqu’à ce qu’il apparaisse entre les arbres encore très bas

D’abord point brillant, aveuglant

Rayons qui veulent contourner les troncs

Les minutes s’écoulent lentement et je regarde le spectacle

Doucement, les jaunes arrivent aux cimes des arbres tandis que plus bas, seulement quelques rayons de lumière s’infiltrent entre les branches touffues des pruches

Moment magique et silencieux, j’en fais partie, privilégiée, émerveillée

Le soleil n’a pas encore rejoint la maison, ne m’as pas encore rejointe

Mais je sais qu’il s’en vient

Question de temps

Question de patience

Les verts se réchauffent là-bas derrière

La neige est grisâtre cette année

Beaucoup a fondu pendant le redoux

Il y a de petites branches, des petits débris parsemés partout sur le dessus

Le vent les y a amenés, tombés des grands arbres

Aiguilles, branches, écorces, la nature, la vie

Ici et là, un arbuste aux feuilles qui ont refusé de tomber pour la saison froide

Elles s’accrochent, résistantes, presque toutes dénuées de couleurs, beiges

Ça y est, le soleil monte un peu plus

Il arrive sur mes murs

Le lac gelé, encore transformé

On peut reprendre son souffle, le spectacle est terminé

Une fois de plus, la vie continue

Le café est prêt

©2017 Suzanne Bélair texte et photos

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Justin photo:©2017SuzanneBélair

Petit corps mystérieux

Que de questionnements face à cette machine incroyable

Face à ce système de systèmes

Besoin de coordination, de soins, de nutrition

Effets à court et à long terme des perturbations

Questionnement

 

Petit être tout nouveau, tout curieux, tout mystérieux.

Petit corps fragile… toujours si fragile.

Équilibre délicat

Confiance à la vie

Questionnement…

 

Un an déjà

L’extérieur est perçu

L’intérieur est interprété

Appétit, sourires, développement, indices

Maladies, bactéries, virus, silencieux, sournois, invisibles

J’ai peur

 

Petit amas de cellules, disposé si parfaitement

Petit corps mouvant, tout doux

Colonne vertébrale, omoplates, muscles,

Les yeux, intelligence, pensée

Questionnement

 

Vaisseaux sanguins, système immunitaire

Digestion, excrétion

Déjà tu veux pousser tes limites

Nouveau, apprendre

Déjà tu veux contrôler

Questionnements

 

Amour, pleurs

Je veux, je veux, j’aimerais, besoin

À un an comme à trente, comme à cinquante

La même chose

Questionnement

 

Amour, amour, protection

Perfection, petits doigts

Réconfort, je t’aime

Malléable, flexible

Besoin d’amour, je t’aime

 

©2017 Suzanne Bélair – texte et photo

 

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Ma tante Yvette

Il y a quelques jours, ma tante Yvette est décédée. C’est son service commémoratif  aujourd’hui et cela m’est impossible d’y aller. J’en suis très attristée.

Yvette et Paul en 1983

Yvette et Paul en 1983

 

Étrange, j’ai rêvé à elle ce matin, comme si elle venait me visiter. J’ai rêvé qu’elle était, avec beaucoup d’autres personnes de la famille, des cousins, cousines, dans une fête où on avait décidé de s’échanger des cadeaux.

 

Elle m’avait apporté un présent qui comprenait une étagère, avec toutes sortes de vaisselles dépareillées mais belles en fine porcelaine blanche et décorée de roses rouges, des plats de service, des tasses, une théière. L’étagère était en vitre et sur chaque tablette, de la vaisselle et une petite table remplie aussi. Elle était tellement contente de me donner cela. Et moi qui n’en voulait pas, qui me demandait où je pourrais bien mettre tout ça et comment apporter tout cela chez moi. Comment lui dire que je n’en voulais pas?

 

Dans mon rêve, elle venait de perdre son Paul, son amoureux, son complice depuis leur rencontre et leur mariage dans les années 50. Dans mon rêve, elle souffrait en silence de son absence, elle était courageuse et participait à la fête malgré tout car il faut bien vivre et continuer.

 

Dans mon rêve, elle est sortie à l’arrière de la maison et je l’ai suivie pour lui parler. C’était la pénombre en été, pas tout à fait nuit. Elle portait une robe beige. Je l’ai prise dans mes bras et nous nous sommes serrées longuement « C’est vrai, tu viens de perdre mon oncle Paul », une longue étreigne d’amour et de partage.

 

Je n’ai pas eu l’occasion de la voir souvent, ma tante Yvette. Pendant qu’on grandissait, elle était bien trop occupée avec ses neuf beaux enfants qu’elle adorait et ils restaient loin. Ce n’était pas facile d’organiser toute la famille pour sortir. Nous la voyions à l’occasion du jour de l’an et peut-être une autre fois pendant l’année.

 

Plus tard, elle m’envoyait toujours une carte à Noël et s’informait de mes enfants, de ma vie, de Solange. Ça l’attristait qu’on ait perdu notre maman si jeune. On s’appelait et on parlait, pas toujours très longtemps mais ceci me laissait toujours avec un sentiment de calme et de bien-être. Elle se préoccupait des autres, s’en souciait vraiment. Aucun faux-semblant avec cette femme vraie.

 

J’ai souvenir d’une femme douce et aimante, une femme forte qui a encaissé les épreuves avec courage. Je l’aimais beaucoup et  je suis triste qu’elle soit partie. Je suis triste pour sa famille, mes cousins et cousines qui ont vu sa santé se détériorer.

 

Je pense quand même qu’elle a eu une belle vie. Repose en paix ma tante. Je t’aime.

 

 

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Un simple matin d’hiver grandiose dans toute sa beauté !

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Peut-on vraiment parler de simplicité quand toute cette complexité est devant nos yeux?

Que serions-nous sans cette nature dans sa biodiversité ? Rien

Nous avons besoin de la nature mais elle n’a pas besoin de nous

Quand nous l’aurons détruite

Elle saura se régénérer peu à peu

Mais ce n’est pas nous ni nos descendants qui en profiterons

Car quand nous l’aurons anéantie

L’humanité aura péri

Il n’est pas trop tard

Prenons conscience de nos gestes

Et agissons sans tarder !

 

 

©2016 texte et photos Suzanne Bélair

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Il y a trois mois, un petit être extraordinaire est entré dans ma vie. Son arrivée m’a forcée à entrer à l’intérieur de moi-même pour un questionnement toujours plus difficile et angoissant…

20151110-1

A few hours old

 

Amour, inquiétude pour lui, acceptation de sa part, inquiétude pour sa mère, sa réaction face à tout ce qui l’entoure, ma conscience toujours présente de l’impermanence de tout, de la fragilité de la vie, de la fragilité du lien avec sa maman, amour encore, tout cela me hante. Sait-il, sent-il mon amour pour lui, mon désir de protection quand je l’enveloppe dans mes bras? Je pense que oui, car quand il s’endort dans mes bras après m’avoir fixée de son regard déjà si sage, je sais qu’il sait que je l’aime et qu’il sent qu’il peut se reposer sans inquiétude, qu’il est en sécurité.

 

Quand je suis avec lui, mes yeux ne sont pas suffisamment grands pour le regarder, pour capter le moindre regard, le moindre geste. Quand je reviens d’une visite avec lui, il m’habite, il me manque déjà, je pense à la prochaine fois.

 

Présent en moi, est ce grand questionnement concernant son avenir dans un monde où les intérêts économiques et la soif du pouvoir de certains individus, groupes, nations sont plus importants que la survie de notre planète et le bien-être de ses habitants, qu’ils soient humains, animaux ou végétaux. Besoin de protéger le petit et un grand besoin de protéger le bonheur de ma fille, tout est si fragile.

 

Curiosité de voir ce petit être humain se développer, de semaine en semaine et faire son chemin dans les difficultés et les joies de la vie. La réalité de sa grande vulnérabilité me frappe à chaque fois que je le vois, lui, si confiant et dépendant des adultes qui l’entourent.

 

Me frappe aussi la réalisation que la vie d’un bébé est une bataille constante, bataille pour que ses besoins physiques soient remplis, combat pour que ses besoins émotifs soient rencontrés sans pouvoir les exprimer autrement que par le pleur, la moue et probablement la télépathie, lutte pour interpréter ce que les adultes essaient de lui faire comprendre, pour le contrôle de ses mouvements, frustration face à ses limites.

 

La naissance d’un enfant est une grande joie. Avoir un enfant est un geste d’espoir, espoir face à la vie, espoir face à l’avenir, espoir quant à la survie du couple et de l’amour qui les unit. La naissance d’un enfant, est la naissance d’une petite personne avec sa personnalité bien à elle, son tempérament, ses humeurs, ses goûts qu’on se doit de respecter et accepter.

Même si la tête et le cœur amoureux de ses parents sont remplis d’espoir et de rêves, cet enfant a une vie et certaines expériences à vivre qui ne peuvent pas toujours être évitées ou amorties par l’amour et la protection de ses proches.

 

J’essaie de prendre tout cela un jour à la fois et d’être reconnaissante de ce que je reçois. Chaque heure passée avec lui est un cadeau de la vie !

 

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