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Il est parfois difficile de faire confiance à l’Univers et de garder le cap sur ses objectifs. Mais il est important de continuer dans la direction qu’on s’est donnée quand on a l’assurance qu’elle est inspirée et qu’elle nous conduira ultimement au bonheur. Quand on est assis avec soi-même, à méditer ou à écouter les idées qui nous viennent, il est important de se poser quelques questions. Questions pour nous rassurer bien sûr puisqu’on doute souvent de la sagesse de nos décisions. Quelques questions qui peuvent mettre en perspective le pourquoi de nos gestes ou des désirs qui nous animent.  Je ne parle pas ici de questions dites « rationnelles » mais des questions qui suscitent en nous une réponse instinctive et qui nous éclaire.

 

L’intuition. Une question importante est : Est-ce que ceci maintiendra ou augmentera ma paix intérieure? Est-ce que cette décision pourra influencer la vie de quelqu’un d’autre en l’améliorant, en apportant une parcelle de bonheur ? Est-ce que la décision me cause un stress intérieur quand je pense au résultat du geste posé ? Si oui, c’est un signe certain qu’on ne prend pas la bonne direction. Quelques questions, quelques réponses qui en disent long sur la direction à prendre.

 

If it doesn’t feel right, then it’s not right.  Si tu as un sentiment que tu ne dois pas faire quelque chose, ne le fais pas. Ceci est mon moto. Il y a parfois des signes intuitifs qui nous sont donnés qu’on ne peut pas analyser. Parfois, on a un sentiment très fort qu’on doit aller dans une certaine direction, puis la raison se met de la partie et essaie de nous convaincre que ce sera trop difficile, trop long, trop ardu. Mais quand on prend la décision de suivre notre intuition, soudainement les choses tombent en place, les portes s’ouvrent et tout devient plus facile. On est envahi par une certaine paix en sachant que tout est bien. Là où on croyait ne pas se sortir d’une situation, soudainement, elle n’est plus là. Souvent, tout ce qu’on a à faire est de laisser aller, de donner le contrôle à l’Univers, à l’ordre ultime des choses.   

 

Céder le contrôle. Céder non pas à quelqu’un d’autre mais à son soi profond. Céder à notre intuition. Je suis profondément convaincue que notre intuition, notre moi profond détient les solutions à nos problèmes et que ce qui nous sépare parfois des dénouements recherchés est notre refus de suivre les directions intuitives qui nous viennent parce que notre ego croit en savoir plus ou qu’il est mieux placé pour contrôler les résultats. Mais il faut faire le test de demander la réponse à une question avant de s’endormir le soir, de demander l’inspiration de l’Univers qui nous parvient par l’intuition, pour s’apercevoir que la solution viendra au réveil ou au milieu de la nuit et qu’il n’en tient qu’à nous de faire confiance à ce signe.

L’Assemblée générale des Nations Unies a déclaré l’année 2008 comme l’Année internationale de l’assainissement. Aujourd’hui est la journée mondiale de l’eau 2008 et les questions mises en relief relèveront donc d’assainissement.  

Comme les Nations Unies le disent si bien: “Le but est d’augmenter la sensibilisation et d’accélérer les progrès vers l’atteinte des objectifs mis de l’avant dans « Buts de Développement du Millénaire » qui vise à réduire de moitié le nombre de personnes (2,6 milliards) n’ayant pas accès à des infrastructures d’assainissement d’eau d’ici 2015”. On estime qu’entre 35 et 50 % des résidents urbains d’Afrique et d’Asie n’ont pas d’accès adéquat à de l’eau potable. 

L’eau, y a-t-il quelque chose de plus important, de plus vital? Depuis toujours, l’élément liquide fait partie intégrante du profil humain. Avant la naissance, nous flottons dans le liquide. Nos premières sensations, nos premières émotions sont intimement liées à l’eau. Notre corps est composé de 70% d’eau et cet élément est essentiel à notre survie. Aujourd’hui, dans les pays industrialisés, l’eau est devenue un simple bien de consommation qu’on utilise sans penser avant de la renvoyer vers l’usine de traitement. Nous surexploitons à l’extrême les réserves d’eau et ce partout au monde. En pompant l’eau souterraine à outrance, nous risquons d’épuiser nos rivières, lacs et ruisseaux.  Au-delà du non respect et de la dégradation de notre ressource par l’utilisation de produits chimiques soit par l’industrie ou par l’agriculture, on estime à 200 milliards de mètres cubes la quantité d’eau extraite chaque année qui n’est pas remplacée naturellement.  Pourtant, seulement 3% de l’eau de la planète est propre à la consommation et de ce pourcentage, la presque totalité est contenue dans les glaciers, les neiges et les eaux souterraines, ce qui ne laisse que 0.3%des eaux terrestres comme réservoir d’eau douce (lacs et cours d’eau). 

Globalement, nous soutirons le double du volume d’eau douce prélevé il y a cinquante ans selon Environnement Canada.  Ici, au Québec,  les groupes environnementaux pressent le gouvernement de passer à l’action afin d’interdire toute dérivation ou exportation d’eau, à l’exception de quelques cas limités. Si le Québec a signé une entente il y a 2 ans visant ceci (l’Entente sur les ressources en eaux durables du bassin des Grands-Lacs et du fleuve Saint-Laurent), aucune la loi n’a encore été adoptée pour mettre en œuvre et définir les objectifs de conservation de l’eau au Québec. Et bien que la Loi sur la préservation des ressources en eau du Québec interdise les dérivations hors de son territoire, de nouveaux ajustements législatifs doivent être mis en place pour empêcher les détournements entre le bassin du Saint-Laurent et le reste du Québec, et permettre une meilleure gestion des prélèvements dans le bassin. 

La croissance économique de la région, couplée au réchauffement climatique augmenteront les prélèvements et la consommation de l’eau dans les années à venir. Il est du devoir du gouvernement de prendre des mesures de prévention afin de préserver cette précieuse ressource.

En cette journée mondiale de l’eau, apprécions cette ressource et goûtons à chaque gorgée consciemment, nous qui avons la chance d’être dans un pays où l’accès à l’eau potable est pris pour acquis.

Qu’est-ce qu’on entend par l’acceptation de soi-même? Est-ce possible d’aimer son entière personne physique aussi bien que son intérieur? L’acceptation de soi est souvent liée exclusivement au corps physique, mais ou se situent les traits de personnalité qu’on veut changer ou améliorer? Il va de soi que plus l’acceptation se soi est élevée, plus notre estime de nous-mêmes est élevée. Est-il possible d’atteindre cet état ou on aime son corps avec toutes ses limitations? Ce corps qui n’est jamais tout à fait parfait, qui nous surprend parfois avec des maladies auxquelles on ne s’attendait pas, qui ne répond pas aux traitement chocs qu’on essaie de lui imposer parfois. Ce qui est important est d’arrêter de s’auto-critiquer… très difficile pour beaucoup d’entre nous. Puisqu’on ne sera jamais parfait ou se situe la ligne entre ce qu’on doit accepter et ce qu’on désire changer ou améliorer?

Voici quelques pistes pour débuter:

Premièrement,  on nous dit souvent que l’on doit cesser de se mesurer selon les attentes d’autrui. Mais s’il est facile d’identifier les demandes claires qui viennent de l ‘extérieur, il est plus difficile de séparer quelle partie de notre volonté d’être a été dictée par nos parents, amis, personnes d’autorité et  la société en général au cours de nos années de formation ou des années qui ont formé notre caractère. Il y a donc un grand travail de recherche de ce côté pour identifier, évaluer et choisir lucidement de se plier à certaines règles ou d’adopter en pleine conscience certains comportements ou certaines valeurs. Avant de cesser de se mesurer aux attentes des autres, il faut donc identifier d’où nos propres attentes originent.

Une autre façon de s’apprécier est de prendre soin de soi-même sans attendre que les autres le fassent. L’autosuffisance face à nous-même implique l’éducation qui apportera les connaissances nécessaires à se prendre en mains que ce soit physiquement (nourriture, exercices et polluants divers) et mentalement (spiritualité, équilibre émotionnel, indépendance). Ce n’est donc pas simple. Et comment se prioriser au-dessus des autres? Trouver la balance n’est pas facile.

Encore une fois, où est-ce qu’on dirige notre attention, notre focus? Commencer avec les parties de nous-même qu’on apprécie, il doit bien en avoir quelques-unes et regarder autour de soi. Personne n’est parfait. Il y en a des mieux mais des pires aussi. Se rassurer qu’on est OK. Ce sur quoi l’attention est dirigée revêt une importance plus grande. L’effet peut parfois faire boule de neige. L’attention dirigée est très importante pour toute amélioration du bien-être mental.

Accepter les compliments qui viennent des autres, croire qu’ils sont vrais et ne pas s’offusquer si on n’en reçoit pas. Ceci est plus facile qu’on ne pense lorsqu’on réalise que les gens ne sont nullement obligés de nous complimenter pour quoi que ce soit, alors si on reçoit un compliment, ça doit être que cette personne le pense vraiment. Écouter les commentaires et critiques sans se sentir blessé, blessée. Après tout, tous ont droit à leur opinion et on ne peut pas tous penser de la même façon.

Parlant de compliment, quand on accomplit quelque chose dont on est fier, pourquoi ne pas se complimenter nous-même? Une autre bonne idée est de tenir un record de ce que nous avons accompli. Une fois par semaine, prendre un temps de réflexion pour réviser ses actions et écrire ce dont on est fier. Ça peut être aussi simple que d’avoir fait un bon repas ou d’avoir fait trente minutes d’exercice. Quand on commence à regarder, on trouve toujours quelque chose. Et c’est en appréciant ce qu’on a fait qu’on peut mieux accepter ses erreurs ou manquements, un autre point important.

Enfin, arriver à se regarder globalement, comme une personne à part entière avec ses bons et moins bons côtés, qui a reçu le cadeau de la vie et a la responsabilité d’être heureux, heureuse. Le devoir de faire de son mieux pour son propre mieux-être dans le respect de cette vie qui nous a été donnée.

Il est possible de faire un simple geste pour réduire les risques pour notre santé, améliorer la qualité de l’air et diminuer les changements climatiques, protéger le moteur de notre voiture et économiser sur l’essence. Comment? Simplement en ne laissant pas tourner le moteur de notre véhicule au ralenti.

Un des mythes les plus répandus au Canada et dans d’autres pays nordiques est l’idée de laisser tourner le moteur au ralenti pour réchauffer l’auto. Beaucoup de gens croient qu’en  laissant tourner leur véhicule au ralenti ils aident le moteur à se réchauffer avant de se mettre en route. Beaucoup le font sans penser aux conséquences mais un grand nombre croient sincèrement qu’ils ne dérangent personne en posant ce geste. Ceci est cependant totalement faux. En effet, la marche au ralenti est dommageable pour le moteur du véhicule, dispendieuse et produit des émissions de gaz à effet de serre (GES) ainsi que de la pollution atmosphérique dommageables pour la santé de tous.

Depuis l’arrivée des moteurs électroniques, l’idée de réchauffer le moteur en le laissant tourner au ralenti est dépassée et inutile. En effet, il suffit maintenant de laisser tourner le moteur au plus 30 secondes (même dans les plus froides journées d’hiver) avant de se mettre en route. La façon la plus efficace de réchauffer le véhicule est de le conduire à vitesse réduite pour les cinq premiers kilomètres. marche au ralenti peut affecter votre santé

Selon Santé Canada, « si chaque conducteur canadien réduisait de seulement cinq minutes par jour le temps qu’il laisse fonctionner son véhicule au ralenti, nous réduirions de 1,6 million de tonnes la quantité de dioxyde de carbone (CO2) qui pénètre dans l’atmosphère. C’est comme si on retirait près de 500 000 voitures de la circulation du jour au lendemain! ». Comme nous le savons, les GES emprisonnent la chaleur à la surface de la terre et sont une cause des changements climatiques qui, à leur tour, menacent les forêts, les réserves d’eau, les espèces végétales et animales, et nuisent à la santé humaine. En outre, les gaz d’échappement des véhicules contiennent d’autres substances nocives qui affectent la qualité de l’air et contribuent au smog. Ces facteurs provoquent ou exacerbent les maladies respiratoires et les décès prématurés et  augmentent le nombre d’hospitalisations. Toujours selon Santé Canada, on estime que c’est près de 6000 Canadiens qui meurent prématurément chaque année à cause de la pollution de l’air. Les enfants surtout sont sensibles à la pollution de l’air.

Pour ce qui est du véhicule, nous savons maintenant que la marche au ralenti réduit la durée de vie du système d’échappement en provoquant la condensation de l’eau dans l’échappement du véhicule, ce qui accélère la corrosion. En outre, Puisque le moteur ne fonctionne pas à sa température optimale quand il tourne au ralenti, le carburant ne peut brûler complètement. Ceci provoque la condensation de résidus de carburant sur les parois des cylindres, ce qui peut contaminer l’huile et nuire à certaines composantes du moteur comme les bougies. Leur encrassement peut entraîner une augmentation de la consommation de carburant de 5 %.

Enfin, l’argument qui affecte tout le monde, faire marcher le moteur au ralenti est dispendieux. On a calculé à 75$ par année une marche au ralenti de 10 minutes par jour. Ici, le Ministère des Ressources Naturelles du Canada estime à 75 millions de minutes par jour le temps pendant lequel les automobilistes laissent volontairement fonctionner leurs véhicules au ralenti pendant les plus froides journées d’hiver, un gaspillage de 1,5 $ million par jour.

Quant aux autobus et autres véhicules qui roulent au diesel, c’est encore pire. Mais ce sont surtout les autobus scolaires qui menacent la santé de nos enfants lorsqu’ils tournent au ralenti. En effet, les gaz d’échappement générés par la marche au ralenti des moteurs diesel  peuvent s’accumuler à l’intérieur et autour de l’autobus scolaire et devenir un risque pour la santé des enfants. De plus, s’ils marchent au ralenti devant ou près de l’école, les gaz peuvent polluer l’air intérieur de l’école. Selon Santé Canada il est maintenant scientifiquement établi qu’il y a un lien entre les maladies pulmonaires comme l’asthme et l’exposition aux émissions de moteurs diesel. Les autobus scolaires devraient donc couper leurs moteurs aussitôt arrivés à l’école et attendre que tous les élèves soient à bord avant de redémarrer. Il serait important que les conducteurs et les décideurs du transport scolaire suivent une formation pour qu’ils comprennent les enjeux et les impacts reliés à la marche au ralenti. Les municipalités doivent  adopter des politiques d’élimination de marche au ralenti pour tous les véhicules présents sur les terrains et près des écoles. Plusieurs l’ont déjà fait mais n’appliquent pas la réglementation de façon assez stricte ou ne l’appliquent pas du tout.

Enfin, le démarreur à distance est la pire invention! Pas plus de 30 secondes sont nécessaires au démarrage pour faire circuler l’huile. Le site web de Ressources naturelles Canada offre plusieurs outils et solutions pour aider les communautés et les individus à éliminer la marche au ralenti : http://oee.nrcan.gc.ca/communautes-gouvernement/ralenti.cfm 

Le bonheur volontaire

Des exercices scientifiquement prouvés pour apporter le bonheur? La possibilité a déjà été débattue. (LEMLEY, B. 2006. Shiny happy people. Discover. 27-8: 62-78).  Un nouveau mouvement connu sous le nom de psychologie positive offre en effet une série d’exercices  validés scientifiquement appelés interventions, qui amène supposément ceux qui recherchent le bonheur à la félicité. Martin Seligman, le psychologue de l’Université de Pennsylvanie largement responsable du mouvement pense que cette nouvelle science peut augmenter le bonheur de tous. La psychologie traditionnelle met l’accent sur la découverte des causes de la tristesse tandis que sa méthode met plutôt l’accent sur certains gestes ou comportements qui augmentent le niveau de satisfaction de la vie.  Certaines études menées sur des chiens ont démontré qu’environ le tiers des sujets, soit le même ratio que chez l’humain, répond différemment lorsqu’ils font face à une tâche impossible comme de s’évader d’un enclos sans issue.  Ils n’abandonnent jamais tandis que l’autre deux tiers abandonnent éventuellement, soufrant « d’impuissance apprise ». Le premier tiers correspondrait, à la portion optimiste de la population. Les études sur les jumeaux indiquent que le niveau de satisfaction d’une personne ou son bien-être subjectif vu par lui-même dépend à 50% de sa constitution génétique. L’équation du bonheur a été formulée en 2000 comme suit : H = S + C + V, où H = le niveau de bonheur durable de la personne, C = les circonstances de vie, S = la contribution génétique et V = les facteurs sous le contrôle volontaire. Les « interventions » servent à alimenter le V qui compte pour environ 40% du quotient de bonheur des gens. Les interventions visent les trois types de bonheur de base : le plaisir, le flux, et le sens ou la valeur de la vie et des gestes. L’étude publiée dans le journal « American psychologist » s’est basée, en grande partie, sur le compte-rendu volontaire des patients. Certains disputent donc les conclusions. Pour ma part il semble qu’il est évident que certaines personnes doivent travailler plus que d’autres afin d’arriver à un certain confort psychologique si ce n’est le Bonheur. En sachant que 50% serait de composante génétique, ceci aide à mettre certains sentiments négatifs en perspective et donne quand même un bon espoir de pouvoir travailler de façon proactive sur l’autre 50% soit en changeant les circonstances dans lesquelles on se trouve, soit en changeant son attitude ou en acceptant certaines situations (sans toutefois être de la résignation ou de la victimisation) ou soit en faisant du mieux qu’on peut avec ce qu’on a.

En octobre 2007, le magazine Science et vie (1081 :84-89) rapportait qu’une équipe de chercheurs venait de mettre en évidence le chemin neuronal qu’un souvenir emprunte avant d’arriver à l’oubli. Les travaux de cette  équipe de chercheurs du Centre de neuroscience et de l’Institut des sciences cognitives de l’Université du Colorado semblent donc indiquer qu’il es possible d’oublier certains souvenirs si on y met de la volonté. Grâce à l’imagerie cérébrale, les chercheurs comprennent maintenant le processus de mémorisation et ont mis en lumière les trois aires spécifiques du cerveau mises en cause. Les trois étapes sont : l’encodage (la mémorisation des sensations et les détails du souvenir), le stockage qui les conserve et la récupération quand on se remémore l’incident.  L’oubli peut donc avoir trois causes reliées à l’une de ces étapes. Au moyen de l’imagerie fonctionnelle par résonance magnétique (IRMF), les chercheurs on identifié la région du cerveau qui était la plus active lorsque les patients oubliait les souvenirs comme étant le cortex préfrontal, situé à l’avant du crâne. Cette zone prend en effet le contrôle et empêche les autres régions généralement impliquées dans la mémoire de s’activer normalement (l’amygdale qui s’occupe des émotions, l’hippocampe pour la mémoire et le cortex visuel ainsi que le thalamus qui s’occupe du traitement visuel), empêchant la rétention su souvenir. Une autre expérience, cette fois sur des rats, a permis d’identifier une drogue capable d’effacer sélectivement un souvenir. Les psychanalystes ne s’entendent cependant pas sur l’efficacité thérapeutique d’effacer un mauvais souvenir. Certains pensent plutôt qu’il est important de se souvenir pour travailler à passer par-dessus certains traumatismes car ceux-ci pensent qu’un souvenir ne peut être complètement oublié et peut refaire surface à tout moment. En effet l’expérience s’est déroulée sur une courte durée et ne permet pas de savoir si le souvenir est oublié à plus long terme. Ceci ouvre néanmoins de nouvelles possibilités pour le traitement du stress post-traumatique, de phobies ou d’autres expériences émotionnelles traumatisantes.

“Trop de gens ne voient pas l’argent parce qu’ils attendent l’or”. Maurice Setter (traduction libérale).

Eh bien voilà, je reviens de vacances. Trop mangé, trop bu, toute discipline aux 4 vents. Même pas pris le temps d’écrire sur mes observations du Nouvel An… J’ai demandé à plusieurs personnes quelle était leur résolution du Nouvel AN. Est-ce empiéter sur l’intimité des gens que de demander cette question?? Souvent les gens répondent un cliché sans réfléchir : perdre du poids, se mettre à l’entraînement, arrêter de fumer. Pas que ce sont de mauvaises idées. Tout ceci est louable bien sûr. Clichés parce que si commun et qu’ils ne requièrent pas trop de recherche intérieure. Clichés parce que jeté au vent sans penser et sans vraie intention  de passer aux actes. Oui on voudrait bien changer mais il y a une grande différence entre vouloir changer et prendre la décision de changer. D’autres fois, on répond après réflexion seulement ou sur quelque chose qu’on a remarqué au cours des derniers mois, alors qu’on sait que la nouvelle année approche et qu’une introspection plus approfondie a été provoquée. Les réponses sont adans ce cas beaucoup plus réfléchies : « J’aimerais être plus calme quand j’entends des stupidités » par exemple, ou encore : « Je voudrais être capable de mieux accepter les agissements de mes enfants, de mes voisins », « j’aimerais être moins contrôlant, contrôlante ». Hum… Quelle est la différence entre ces souhaits et le vrai changement?

Premièrement, on a besoin d’une stratégie de mise en œuvre, une stratégie pour passer de la parole aux actes. Pourquoi ne pas traiter les bonnes intentions comme on le ferait pour un plan d’affaires, en jetant les grandes lignes de ce qu’on veut en premier, pour ensuite décortiquer comment mettre ces bonnes intentions en pratique? Il n’est pas suffisant de savoir quoi faire. On doit aussi faire ce que l’on sait. J’adore cueillir une foule    d’informations. J’aime tout savoir et comprendre le plus possible ce qui m’entoure mais aussi ce qui se passe à l’intérieur de moi-même. Souvent, je tombe sur de l’information très pertinente quant à quelque aspect de ma personnalité que j’aimerais changer ou améliorer mais il est toujours très difficile de mettre en pratique ce qu’on apprends car c’est souvent en agissant contre notre conditionnement antérieur ou contre nature qu’on réussirait. Il est difficile de penser avant d’agir, surtout quand on est dans le feu de l’action. Il est difficile de prendre du recul, de tourner sa langue 7 fois comme on dit avant de parler. J’ai remarqué que plus on vieillit, plus les résolutions du nouvel an deviennent réfléchies et que le désir de s’améliorer est plus profond. Pourquoi? Ne devrions-nous pas arriver à s’accepter tel qu’on est? À s’aimer soi-même, à s’apprécier? C’est la partie la plus difficile. Beaucoup de gens ont comme résolution d’être plus heureux, mais les moyens d’y arriver demeurent nébuleux. Comment être plus heureux quand on ne sait même pas ce qui nous rend heureux? Le bonheur est un état d’esprit. Quelqu’un peut être très heureux sans posséder quoi que ce soit tandis que d’autres courent après le bonheur toute leur vie sans jamais trouver un moment de paix et de sérénité. Qu’est-ce qui sépare les deux types de personnalité?? Bonne question. Une chose est sûre, certaines personnes doivent travailler plus que d’autres à être heureux. Prédisposition? Peut-être mais il est possible de changer ceci, de se conditionner à être heureux. La première chose à faire est de décider d’être heureux, de se secouer, de ne pas accepter de ne pas être heureux. Ceci peut sembler difficile, même impossible, mais plus on y travaille, plus ça devient facile. Il est possible de se conditionner à être heureux, heureuse. Mais en tout premier lieu, il faut décider qu’on n’acceptera pas de ne pas profiter du cadeau de la vie qu’on a à chaque jour. Il faut décider de vivre chaque jour comme si c’était le plus important de notre vie. Il faut décider qu’on n’acceptera pas de se laisser mener par les autres, ou de laisser les autres influencer notre humeur, notre bonheur. Il faut arrêter de blâmer les autres pour notre malheur et se prendre en charge. Il faut réaliser qu’aussi longtemps qu’on égalera bonheur avec quelque chose d’extérieur à nous-même (je serai heureux, heureuse quand j’aurai plus d’argent, quand j’aurai une nouvelle auto, quand j’aurai quelqu’un qui m’aime, quelqu’un qui m’apprécie, quand je travaillerai ailleurs), le bonheur sera toujours passager parce qu’ultimement, ces situations sont largement hors de notre contrôle. La seule personne qu’on peut contrôler est nous-même. Le bonheur doit donc forcément passer par nous-même. On ne peut contrôler toutes les situations mais on peut contrôler notre réaction aux situations. C’est donc ma résolution pour 2008 : Apprendre à contrôler MA réaction intérieure aux situations et aux gens qui m’entourent dans le but de profiter le plus possible de la vie et de ne pas essayer de contrôler ce qui est hors de mon contrôle de toutes façons… quelle perte d’énergie inutile sinon!

En Vacances

Je reviens le 12 janvier 08. 

L’aquaculture est probablement le secteur de l’économie alimentaire qui connaît la plus importante croissance. Des chercheurs viennent de publier une étude sur les populations de saumons roses au nord de l’Ile de Vancouver dans Science (Krkosek, M. et al. 2007. Declining Wild Salmon Populations in Relation to Parasites from Farm Salmon. Science. 318- 5857: 1772 – 1775). Les poissons de ferme sont confinés dans des cages sous-marines ancrées qui fonctionnent comme des parcs d’engraissement. Outre les problèmes de pollution occasionnés par cette industrie, les fermes d’aquaculture industrielles  fournissent les conditions idéales pour toutes sortes de pathogènes et de parasites, dont les poux de mer.

L’aquaculture de saumon a commencé en 1987 dans la région et les infestations de poux de mer ont été rapportées dès 2001. Les poux de mer se trouvent normalement dans l’océan, où ils mordent les poissons et s’en nourrissent, créant des lésions ouvertes qui peuvent déranger l’équilibre osmotique du poisson dans l’eau salée. Normalement, les saumons juvéniles ne devraient pas y être exposés avant d’être assez gros pour survivre à une infestation limitée. Les enclos de saumons sont typiquement placés dans des secteurs situés près des couloirs de migration que les juvéniles doivent emprunter pour rejoindre la haute mer. Les poux de mer parasitent les saumons sauvages juvéniles quand ils nagent près des enclos.  Ceux-ci,  petits et à la peau plus mince, sont parfois si infestés qu’ils deviennent eux-mêmes des sources secondaires d’infestations quand ils arrivent dans l’océan avant de succomber au parasite.

Malgré les effets négatifs de plus en plus évidents sur les populations indigènes, Pêche et Océans Canada, qui est responsable du développement de l’aquaculture tout en sauvegardant les stocks de poissons indigènes, continue de dire qu’aucun lien de cause à effet n’a été établi entre les poux de mer et la mortalité des saumons sauvages. De plus, ils sont d’avis que la prévalence des poux de mer est un « casse-tête écologique complexe» qui a besoin d’être étudié plus longuement. D’après Cornelia Dean du New York Times (14 décembre 2007), l’Agence gouvernementale prétend que tous les facteurs tels les pratiques de pêche, nos méthodes d’exploitation forestière ainsi que les changements climatiques peuvent avoir des effets sur les populations de saumon et que ce serait une erreur de mettre l’accent sur un seul point.

Cependant, selon Martin Krkosek, un écologiste halieutique de l’université d’Alberta qui a dirigé les travaux, “Si rien ne change, nous perdrons ces poisons”. Les chercheurs situent le taux de mortalité des jeunes saumons dû aux infestations de poux de mer à environ 80%. À ce rythme, les populations locales seront éteintes dans quatre générations, soit environ huit ans selon eux. L’étude n’a impliqué que les saumons roses, pas les espèces comme le sockeye ou chinook, habituellement plus grands et vraisemblablement moins vulnérables aux poux de mer. Le saumon rose est l’espèce saumonée la plus abondante dans le nord du Pacifique où l’étude a été conduite.

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