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Un simple matin d’hiver grandiose dans toute sa beauté !

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Peut-on vraiment parler de simplicité quand toute cette complexité est devant nos yeux?

Que serions-nous sans cette nature dans sa biodiversité ? Rien

Nous avons besoin de la nature mais elle n’a pas besoin de nous

Quand nous l’aurons détruite

Elle saura se régénérer peu à peu

Mais ce n’est pas nous ni nos descendants qui en profiterons

Car quand nous l’aurons anéantie

L’humanité aura péri

Il n’est pas trop tard

Prenons conscience de nos gestes

Et agissons sans tarder !

 

 

©2016 texte et photos Suzanne Bélair

www.suzannebelair.com

 

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Je suis extrêmement heureuse et fière d’annoncer que j’ai été acceptée comme Membre Signataire du groupe Artists for Conservation (AFC).

AFC_Logo

Comme vous le savez peut-être ou non, Artists for Conservation est le chef de file mondial en terme de groupe d’artistes qui supportent l’environnement et a comme énoncé de mission « De supporter la vie sauvage et la conservation d’habitats, la biodiversité et l’éducation à travers l’art qui célèbre notre histoire naturelle ».

 

Ce groupe distingué comprend certains artistes parmi les plus talentueux au monde, qui sont aussi dédiés à la conservation de la nature. Ses membres se retrouvent dans près de 30 pays.

 

Nous avons aussi l’opportunité de contribuer directement aux causes environnementales qui nous tiennent à coeur à travers leur organisme et site web.

 

Je travaille présentement à monter ma présence virtuelle sur le site d’AFC

 

Pour en savoir plus:  http://artistsforconservation.org/

http://www.suzannebelair.com

 

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En cette année de la biodiversité et au lendemain du Jour de la Terre, parlons un peu de l’huile de palme. En 2010, malgré des conséquences négatives sur notre santé, la moitié des produits alimentaires que nous consommons contiennent de l’huile de palme.  En outre, les conséquences environnementales et écologiques sont catastrophiques pour la forêt, la biodiversité, les peuples indigènes d’Asie du Sud-Est. Tout ceci est dû aux plantations massives de palmiers à huile qui permettent sa fabrication.

L’huile de palme est une huile végétale extraite par pression à chaud de la pulpe des fruits du palmier à huile et est l’huile la plus consommée au monde, avec 30% de l’huile produite en 2008. Un ingrédient essentiel de la cuisine africaine, elle se retrouve aussi dans les plats sud-américains et asiatiques. À cause de son très faible coût, elle est également utilisée dans une grande variété de produits alimentaires consommés partout ailleurs : céréales, margarine, crème glacée, biscuits, pains industriels, barres chocolatées, etc. Malgré le fait qu’on l’appelle « Huile », elle est en fait une graisse, un gras saturé, solide à température de la pièce, qui contribue, entre autres, à augmenter le mauvais cholestérol. Certains cosmétiques (savons, rouges à lèvres…) en contiennent et on l’utilise comme diester dans la fabrication de biocarburants.

En Malaisie et en Indonésie, d’où elle provient principalement, 6 millions d’hectares sont consacrés à la culture des palmiers à huile. Cette culture intensive est catastrophique pour l’environnement : déforestation massive par le feu, causant le rejet très important de dioxyde de carbone dans l’atmosphère, destruction de la biodiversité, appauvrissement des sols, pollution et contribution au réchauffement climatique. Aujourd’hui, à cause des feux de forêt, l’Indonésie est devenue le troisième producteur de CO2 de la planète, et les plantations d’huile de palme sont devenues la cause principale de la déforestation des forêts pluviales de Malaisie et d’Indonésie selon un rapport du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) publié en 2007. On parle aussi d’opérations illégales et de conflits sociaux.

La demande sans cesse croissante pour l’huile de palme annonce la destruction prochaine de la forêt de Bornéo avec toute son unique biodiversité, incluant l’extinction des grands singes. On estime à 5000 par années le nombre d’orangs-outans (maintenant menacés d’extinction) exterminés par ces pratiques. Malgré cela, le gouvernement du Ketapang en Indonésie a émis, au cours des trois dernières années, 54 permis pour plantations d’huile de palme dont 39 sont situés sur 400 000 hectares de forêts protégées, incluant un parc national où vivent des orangs-outangs. Au total, les permis couvrent 1,4 million d’ha au Ketapang, ou 40% de la surface du district.

Les populations locales se battent pour empêcher la destruction des forêts dont elles dépendent et qui sont abattues pour faire place aux plantations de palmiers à huile, mais la plupart du temps sans succès. Une « Table ronde pour la production durable d’huile de palme » a été fondée par le World Wildlife Fund (WWF), des producteurs et des utilisateurs. Selon le WWF, elle dit que « l’huile de palme produite selon les critères élaborés par la  Round Table for Sustainable Palm oil (RSPO) ne peut en aucun cas causer la destruction de forêts naturelles inestimables. Les négociations à propos des terres avec les propriétaires d’origine doivent se faire de façon honnête. Les travailleurs doivent également gagner un salaire équitable et le travail des enfants doit être interdit. L’huile de palme qui répond à l’ensemble de ces critères est certifiée par la RSPO »

En octobre 2009, le WWF a voulu juger l’engagement des manufacturiers et chaînes de détail européennes pour une huile de palme « plus respectueuse de l’environnement », et a initié son Palm Oil Buyers’ Scorecard (http://assets.panda.org/downloads/wwfpalmoilbuyerscorecard2009.pdf) Malheureusement, ils ont constaté que seulement 19% de l’huile de palme certifiée disponible était achetée, les utilisateurs préférant probablement les coûts moindres. Et même si la certification du WWF est crédible jusqu’à un certain point, les violations « légales » telles que les permis émis au Ketapang permettent de douter de la bonne foi des membres signataires de la RSPO.

La solution passe par l’arrêt de l’importation et de la consommation d’huile de palme par les pays industrialisés. En tant que consommateurs, nous devons refuser de prendre part à cette destruction et à ce désastre environnemental en refusant d’acheter des produits contenant de l’huile de palme. De plus, en ce qui concerne notre alimentation, l’huile de palme ou la graisse de palme n’a pas sa place dans une alimentation déjà trop riche en gras saturés. La santé du corps humain passe par la consommation de produits sains qui augmentent sa vigueur et sa force. La santé de la planète passe par le maintien de sa biodiversité et de toutes ses populations, qu’elles soient animales ou végétales.

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Le Bureau d’audiences publiques en environnement (BAPE) du Québec a publié un rapport aujourd’hui demandant au ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (MDDEP) de revoir les limites des quatre réserves de biodiversité projetées afin d’inclure certains éléments additionnels d’intérêt. Ces éléments sont de nature biophysique, faunique, paysager ou culturelle. Les recommandations concernent les réserves de biodiversité du lac des Quinze, du lac Opasatica, de la forêt Piché-Lemoine et du réservoir Decelles.

Le BAPE souligne dans son rapport l’importance d’évaluer la potentialité de connecter la réserve de biodiversité du lac Opasatica et le secteur des montagnes de Kékéko. L’organisme environnemental Nature Québec avait recommandé cette connexion, qui, selon eux, servirait bien les intérêts de la conservation au Québec, puisque la région située au nord-est du lac Opasatica comprend de nombreux éléments d’intérêt pour la conservation.

En plus des recommandations concernant les limites des réserves, le rapport du BAPE mentionne plusieurs problèmes quant à la mise en place du réseau d’aires protégées au Québec. En autres, il est d’avis qu’il serait approprié de tenir des consultations publiques dès le début de la démarche de sélection des territoires. De plus, on mentionne aussi l’importance de la connectivité entre les aires protégées, et le fait que les petites aires protégées ne permettront pas de maintenir la biodiversité en forêt boréale là où les perturbations naturelles sont importantes.

Enfin, le BAPE presse le gouvernement québécois à démontrer son engagement envers la Stratégie québécoise sur les aires protégées (SQAP) en demandant au gouvernement de soutenir le MDDEP dans ses négociations avec le ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF) pour la création d’aires protégées. En effet, ces deux ministères agissent souvent à contresens puisque le MRNF, dont la vocation économique l’emporte habituellement sur sa mission de protection des ressources naturelles, veut toujours limiter la taille et l’emplacement des aires protégées.

Il y a donc encore beaucoup de travail à faire pour l’obtention d’un réseau d’aires protégées représentatif de la biodiversité québécoise et apte à la protéger. Il est en outre important de tenir compte de certains principes reliés à la biologie de la conservation, tels la connectivité et l’intégrité écologique, lors de la sélection des territoires à protéger. De plus, Nature Québec mentionne que les territoires du sud du Québec et ceux situés en milieu marin, quoique riches en biodiversité, ne sont pas protégés, disparaissent rapidement, et devraient être inclus dans le réseau d’aires protégées du Québec, ce qui n’est pas le cas actuellement.

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L’Assemblée générale des Nations Unies a déclaré l’année 2008 comme l’Année internationale de l’assainissement. Aujourd’hui est la journée mondiale de l’eau 2008 et les questions mises en relief relèveront donc d’assainissement.  

Comme les Nations Unies le disent si bien: “Le but est d’augmenter la sensibilisation et d’accélérer les progrès vers l’atteinte des objectifs mis de l’avant dans « Buts de Développement du Millénaire » qui vise à réduire de moitié le nombre de personnes (2,6 milliards) n’ayant pas accès à des infrastructures d’assainissement d’eau d’ici 2015”. On estime qu’entre 35 et 50 % des résidents urbains d’Afrique et d’Asie n’ont pas d’accès adéquat à de l’eau potable. 

L’eau, y a-t-il quelque chose de plus important, de plus vital? Depuis toujours, l’élément liquide fait partie intégrante du profil humain. Avant la naissance, nous flottons dans le liquide. Nos premières sensations, nos premières émotions sont intimement liées à l’eau. Notre corps est composé de 70% d’eau et cet élément est essentiel à notre survie. Aujourd’hui, dans les pays industrialisés, l’eau est devenue un simple bien de consommation qu’on utilise sans penser avant de la renvoyer vers l’usine de traitement. Nous surexploitons à l’extrême les réserves d’eau et ce partout au monde. En pompant l’eau souterraine à outrance, nous risquons d’épuiser nos rivières, lacs et ruisseaux.  Au-delà du non respect et de la dégradation de notre ressource par l’utilisation de produits chimiques soit par l’industrie ou par l’agriculture, on estime à 200 milliards de mètres cubes la quantité d’eau extraite chaque année qui n’est pas remplacée naturellement.  Pourtant, seulement 3% de l’eau de la planète est propre à la consommation et de ce pourcentage, la presque totalité est contenue dans les glaciers, les neiges et les eaux souterraines, ce qui ne laisse que 0.3%des eaux terrestres comme réservoir d’eau douce (lacs et cours d’eau). 

Globalement, nous soutirons le double du volume d’eau douce prélevé il y a cinquante ans selon Environnement Canada.  Ici, au Québec,  les groupes environnementaux pressent le gouvernement de passer à l’action afin d’interdire toute dérivation ou exportation d’eau, à l’exception de quelques cas limités. Si le Québec a signé une entente il y a 2 ans visant ceci (l’Entente sur les ressources en eaux durables du bassin des Grands-Lacs et du fleuve Saint-Laurent), aucune la loi n’a encore été adoptée pour mettre en œuvre et définir les objectifs de conservation de l’eau au Québec. Et bien que la Loi sur la préservation des ressources en eau du Québec interdise les dérivations hors de son territoire, de nouveaux ajustements législatifs doivent être mis en place pour empêcher les détournements entre le bassin du Saint-Laurent et le reste du Québec, et permettre une meilleure gestion des prélèvements dans le bassin. 

La croissance économique de la région, couplée au réchauffement climatique augmenteront les prélèvements et la consommation de l’eau dans les années à venir. Il est du devoir du gouvernement de prendre des mesures de prévention afin de préserver cette précieuse ressource.

En cette journée mondiale de l’eau, apprécions cette ressource et goûtons à chaque gorgée consciemment, nous qui avons la chance d’être dans un pays où l’accès à l’eau potable est pris pour acquis.

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Il est possible de faire un simple geste pour réduire les risques pour notre santé, améliorer la qualité de l’air et diminuer les changements climatiques, protéger le moteur de notre voiture et économiser sur l’essence. Comment? Simplement en ne laissant pas tourner le moteur de notre véhicule au ralenti.

Un des mythes les plus répandus au Canada et dans d’autres pays nordiques est l’idée de laisser tourner le moteur au ralenti pour réchauffer l’auto. Beaucoup de gens croient qu’en  laissant tourner leur véhicule au ralenti ils aident le moteur à se réchauffer avant de se mettre en route. Beaucoup le font sans penser aux conséquences mais un grand nombre croient sincèrement qu’ils ne dérangent personne en posant ce geste. Ceci est cependant totalement faux. En effet, la marche au ralenti est dommageable pour le moteur du véhicule, dispendieuse et produit des émissions de gaz à effet de serre (GES) ainsi que de la pollution atmosphérique dommageables pour la santé de tous.

Depuis l’arrivée des moteurs électroniques, l’idée de réchauffer le moteur en le laissant tourner au ralenti est dépassée et inutile. En effet, il suffit maintenant de laisser tourner le moteur au plus 30 secondes (même dans les plus froides journées d’hiver) avant de se mettre en route. La façon la plus efficace de réchauffer le véhicule est de le conduire à vitesse réduite pour les cinq premiers kilomètres. marche au ralenti peut affecter votre santé

Selon Santé Canada, « si chaque conducteur canadien réduisait de seulement cinq minutes par jour le temps qu’il laisse fonctionner son véhicule au ralenti, nous réduirions de 1,6 million de tonnes la quantité de dioxyde de carbone (CO2) qui pénètre dans l’atmosphère. C’est comme si on retirait près de 500 000 voitures de la circulation du jour au lendemain! ». Comme nous le savons, les GES emprisonnent la chaleur à la surface de la terre et sont une cause des changements climatiques qui, à leur tour, menacent les forêts, les réserves d’eau, les espèces végétales et animales, et nuisent à la santé humaine. En outre, les gaz d’échappement des véhicules contiennent d’autres substances nocives qui affectent la qualité de l’air et contribuent au smog. Ces facteurs provoquent ou exacerbent les maladies respiratoires et les décès prématurés et  augmentent le nombre d’hospitalisations. Toujours selon Santé Canada, on estime que c’est près de 6000 Canadiens qui meurent prématurément chaque année à cause de la pollution de l’air. Les enfants surtout sont sensibles à la pollution de l’air.

Pour ce qui est du véhicule, nous savons maintenant que la marche au ralenti réduit la durée de vie du système d’échappement en provoquant la condensation de l’eau dans l’échappement du véhicule, ce qui accélère la corrosion. En outre, Puisque le moteur ne fonctionne pas à sa température optimale quand il tourne au ralenti, le carburant ne peut brûler complètement. Ceci provoque la condensation de résidus de carburant sur les parois des cylindres, ce qui peut contaminer l’huile et nuire à certaines composantes du moteur comme les bougies. Leur encrassement peut entraîner une augmentation de la consommation de carburant de 5 %.

Enfin, l’argument qui affecte tout le monde, faire marcher le moteur au ralenti est dispendieux. On a calculé à 75$ par année une marche au ralenti de 10 minutes par jour. Ici, le Ministère des Ressources Naturelles du Canada estime à 75 millions de minutes par jour le temps pendant lequel les automobilistes laissent volontairement fonctionner leurs véhicules au ralenti pendant les plus froides journées d’hiver, un gaspillage de 1,5 $ million par jour.

Quant aux autobus et autres véhicules qui roulent au diesel, c’est encore pire. Mais ce sont surtout les autobus scolaires qui menacent la santé de nos enfants lorsqu’ils tournent au ralenti. En effet, les gaz d’échappement générés par la marche au ralenti des moteurs diesel  peuvent s’accumuler à l’intérieur et autour de l’autobus scolaire et devenir un risque pour la santé des enfants. De plus, s’ils marchent au ralenti devant ou près de l’école, les gaz peuvent polluer l’air intérieur de l’école. Selon Santé Canada il est maintenant scientifiquement établi qu’il y a un lien entre les maladies pulmonaires comme l’asthme et l’exposition aux émissions de moteurs diesel. Les autobus scolaires devraient donc couper leurs moteurs aussitôt arrivés à l’école et attendre que tous les élèves soient à bord avant de redémarrer. Il serait important que les conducteurs et les décideurs du transport scolaire suivent une formation pour qu’ils comprennent les enjeux et les impacts reliés à la marche au ralenti. Les municipalités doivent  adopter des politiques d’élimination de marche au ralenti pour tous les véhicules présents sur les terrains et près des écoles. Plusieurs l’ont déjà fait mais n’appliquent pas la réglementation de façon assez stricte ou ne l’appliquent pas du tout.

Enfin, le démarreur à distance est la pire invention! Pas plus de 30 secondes sont nécessaires au démarrage pour faire circuler l’huile. Le site web de Ressources naturelles Canada offre plusieurs outils et solutions pour aider les communautés et les individus à éliminer la marche au ralenti : http://oee.nrcan.gc.ca/communautes-gouvernement/ralenti.cfm 

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L’aquaculture est probablement le secteur de l’économie alimentaire qui connaît la plus importante croissance. Des chercheurs viennent de publier une étude sur les populations de saumons roses au nord de l’Ile de Vancouver dans Science (Krkosek, M. et al. 2007. Declining Wild Salmon Populations in Relation to Parasites from Farm Salmon. Science. 318- 5857: 1772 – 1775). Les poissons de ferme sont confinés dans des cages sous-marines ancrées qui fonctionnent comme des parcs d’engraissement. Outre les problèmes de pollution occasionnés par cette industrie, les fermes d’aquaculture industrielles  fournissent les conditions idéales pour toutes sortes de pathogènes et de parasites, dont les poux de mer.

L’aquaculture de saumon a commencé en 1987 dans la région et les infestations de poux de mer ont été rapportées dès 2001. Les poux de mer se trouvent normalement dans l’océan, où ils mordent les poissons et s’en nourrissent, créant des lésions ouvertes qui peuvent déranger l’équilibre osmotique du poisson dans l’eau salée. Normalement, les saumons juvéniles ne devraient pas y être exposés avant d’être assez gros pour survivre à une infestation limitée. Les enclos de saumons sont typiquement placés dans des secteurs situés près des couloirs de migration que les juvéniles doivent emprunter pour rejoindre la haute mer. Les poux de mer parasitent les saumons sauvages juvéniles quand ils nagent près des enclos.  Ceux-ci,  petits et à la peau plus mince, sont parfois si infestés qu’ils deviennent eux-mêmes des sources secondaires d’infestations quand ils arrivent dans l’océan avant de succomber au parasite.

Malgré les effets négatifs de plus en plus évidents sur les populations indigènes, Pêche et Océans Canada, qui est responsable du développement de l’aquaculture tout en sauvegardant les stocks de poissons indigènes, continue de dire qu’aucun lien de cause à effet n’a été établi entre les poux de mer et la mortalité des saumons sauvages. De plus, ils sont d’avis que la prévalence des poux de mer est un « casse-tête écologique complexe» qui a besoin d’être étudié plus longuement. D’après Cornelia Dean du New York Times (14 décembre 2007), l’Agence gouvernementale prétend que tous les facteurs tels les pratiques de pêche, nos méthodes d’exploitation forestière ainsi que les changements climatiques peuvent avoir des effets sur les populations de saumon et que ce serait une erreur de mettre l’accent sur un seul point.

Cependant, selon Martin Krkosek, un écologiste halieutique de l’université d’Alberta qui a dirigé les travaux, “Si rien ne change, nous perdrons ces poisons”. Les chercheurs situent le taux de mortalité des jeunes saumons dû aux infestations de poux de mer à environ 80%. À ce rythme, les populations locales seront éteintes dans quatre générations, soit environ huit ans selon eux. L’étude n’a impliqué que les saumons roses, pas les espèces comme le sockeye ou chinook, habituellement plus grands et vraisemblablement moins vulnérables aux poux de mer. Le saumon rose est l’espèce saumonée la plus abondante dans le nord du Pacifique où l’étude a été conduite.

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