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Posts Tagged ‘San Vicente’

La culture costaricaine reflète de plusieurs façons, sa diversité raciale. L’influence la plus importante est européenne comme on peut le voir dans la langue officielle qui est espagnole. Ceci se reflète aussi dans l’architecture et les bâtiments historiques. L’influence indigène, si moins visible maintenant, se perçoit tout de même à tous les niveaux, comme les tortillas qui font partie d’un repas costaricain typique ou les céramiques faites à la main, qui sont vendues sur le bord des routes.

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Poteries costaricaines avec coquillages
©2012 Suzanne Bléair
Huile sur toile 24 X 30 po

Ces poteries ont été fabriquées à la main par Santiago Villafuerte et sa femme Maria Elena. J’ai changé la couleur des poteries les rendant plus vibrantes et plus colorées qu’elles le sont en réalité. En effet, à cause de la couleur naturelle de l’argile, les couleurs des poteries sont limitées aux teintes de beige, les bruns, noir et rouge foncé, soit des teintes de terre.  Le couple habite à Giaitil le petit village réputé pour ses poteries fabriquées à la façon traditionnelle des Indiens Chrorotega. Santiago a appris à faire de la poterie de ses parents et de ses grands-parents et enseigne maintenant le métier à ses neveux et aux enfants de l’école primaire locale.

Les communautés de Guaitil et de San Vicente sont engagées à préserver la culture Chorotega qui consiste à faire ces poteries selon les mêmes méthodes que leurs ancêtres. La majorité des revenus des villageois vient de la vente de ces poteries aux touristes et aux hôtels du secteur.

Malheureusement, l’argile se fait plus en plus rare et difficile à trouver. D’après les potiers, l’argile de cette qualité n’existe plus nulle part au monde sauf sur un terrain privé à San Vincente, à environ 2 km de Guaitil.

Depuis près de 10 ans, les artisans sont en pourparlers avec les propriétaires du terrain qui, s’ils semblent prêts à vendre leur terrain, ne veulent pas que les potiers l’utilise gratuitement en partie, ou n’en achètent qu’une partie. Les potiers veulent utiliser environ un cinquième de la superficie totale à vendre et ne peuvent pas trouver assez d’argent pour tout acheter. La crainte est que, s’ils ne peuvent pas acheter le terrain, la prochaine génération devra aller vivre à San Jose pour fabriquer la poterie.

La pénurie d’argile est devenue un sérieux problème. Le maintien de l’identité Chorotega et de leur mode de vie unique sont dépendants de leur capacité à s’approprier une source fiable d’argile pour la communauté.

www.suzannebelair.com

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