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Posts Tagged ‘GES’

Il est possible de faire un simple geste pour réduire les risques pour notre santé, améliorer la qualité de l’air et diminuer les changements climatiques, protéger le moteur de notre voiture et économiser sur l’essence. Comment? Simplement en ne laissant pas tourner le moteur de notre véhicule au ralenti.

Un des mythes les plus répandus au Canada et dans d’autres pays nordiques est l’idée de laisser tourner le moteur au ralenti pour réchauffer l’auto. Beaucoup de gens croient qu’en  laissant tourner leur véhicule au ralenti ils aident le moteur à se réchauffer avant de se mettre en route. Beaucoup le font sans penser aux conséquences mais un grand nombre croient sincèrement qu’ils ne dérangent personne en posant ce geste. Ceci est cependant totalement faux. En effet, la marche au ralenti est dommageable pour le moteur du véhicule, dispendieuse et produit des émissions de gaz à effet de serre (GES) ainsi que de la pollution atmosphérique dommageables pour la santé de tous.

Depuis l’arrivée des moteurs électroniques, l’idée de réchauffer le moteur en le laissant tourner au ralenti est dépassée et inutile. En effet, il suffit maintenant de laisser tourner le moteur au plus 30 secondes (même dans les plus froides journées d’hiver) avant de se mettre en route. La façon la plus efficace de réchauffer le véhicule est de le conduire à vitesse réduite pour les cinq premiers kilomètres. marche au ralenti peut affecter votre santé

Selon Santé Canada, « si chaque conducteur canadien réduisait de seulement cinq minutes par jour le temps qu’il laisse fonctionner son véhicule au ralenti, nous réduirions de 1,6 million de tonnes la quantité de dioxyde de carbone (CO2) qui pénètre dans l’atmosphère. C’est comme si on retirait près de 500 000 voitures de la circulation du jour au lendemain! ». Comme nous le savons, les GES emprisonnent la chaleur à la surface de la terre et sont une cause des changements climatiques qui, à leur tour, menacent les forêts, les réserves d’eau, les espèces végétales et animales, et nuisent à la santé humaine. En outre, les gaz d’échappement des véhicules contiennent d’autres substances nocives qui affectent la qualité de l’air et contribuent au smog. Ces facteurs provoquent ou exacerbent les maladies respiratoires et les décès prématurés et  augmentent le nombre d’hospitalisations. Toujours selon Santé Canada, on estime que c’est près de 6000 Canadiens qui meurent prématurément chaque année à cause de la pollution de l’air. Les enfants surtout sont sensibles à la pollution de l’air.

Pour ce qui est du véhicule, nous savons maintenant que la marche au ralenti réduit la durée de vie du système d’échappement en provoquant la condensation de l’eau dans l’échappement du véhicule, ce qui accélère la corrosion. En outre, Puisque le moteur ne fonctionne pas à sa température optimale quand il tourne au ralenti, le carburant ne peut brûler complètement. Ceci provoque la condensation de résidus de carburant sur les parois des cylindres, ce qui peut contaminer l’huile et nuire à certaines composantes du moteur comme les bougies. Leur encrassement peut entraîner une augmentation de la consommation de carburant de 5 %.

Enfin, l’argument qui affecte tout le monde, faire marcher le moteur au ralenti est dispendieux. On a calculé à 75$ par année une marche au ralenti de 10 minutes par jour. Ici, le Ministère des Ressources Naturelles du Canada estime à 75 millions de minutes par jour le temps pendant lequel les automobilistes laissent volontairement fonctionner leurs véhicules au ralenti pendant les plus froides journées d’hiver, un gaspillage de 1,5 $ million par jour.

Quant aux autobus et autres véhicules qui roulent au diesel, c’est encore pire. Mais ce sont surtout les autobus scolaires qui menacent la santé de nos enfants lorsqu’ils tournent au ralenti. En effet, les gaz d’échappement générés par la marche au ralenti des moteurs diesel  peuvent s’accumuler à l’intérieur et autour de l’autobus scolaire et devenir un risque pour la santé des enfants. De plus, s’ils marchent au ralenti devant ou près de l’école, les gaz peuvent polluer l’air intérieur de l’école. Selon Santé Canada il est maintenant scientifiquement établi qu’il y a un lien entre les maladies pulmonaires comme l’asthme et l’exposition aux émissions de moteurs diesel. Les autobus scolaires devraient donc couper leurs moteurs aussitôt arrivés à l’école et attendre que tous les élèves soient à bord avant de redémarrer. Il serait important que les conducteurs et les décideurs du transport scolaire suivent une formation pour qu’ils comprennent les enjeux et les impacts reliés à la marche au ralenti. Les municipalités doivent  adopter des politiques d’élimination de marche au ralenti pour tous les véhicules présents sur les terrains et près des écoles. Plusieurs l’ont déjà fait mais n’appliquent pas la réglementation de façon assez stricte ou ne l’appliquent pas du tout.

Enfin, le démarreur à distance est la pire invention! Pas plus de 30 secondes sont nécessaires au démarrage pour faire circuler l’huile. Le site web de Ressources naturelles Canada offre plusieurs outils et solutions pour aider les communautés et les individus à éliminer la marche au ralenti : http://oee.nrcan.gc.ca/communautes-gouvernement/ralenti.cfm 

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La conférence qui a réuni 180 pays à Bali vient de se terminer et on se demande si elle a été utile. En général, les citoyens sont déçus, on parle d’entente diluée. Du côté positif, nous pouvons au moins dire qu’il y a eu entente à la fin même si celle-ci a été longue et difficile à obtenir. Vers la fin, un des problèmes était le langage que les pays émergents demandaient d’inclure dans le document afin de renforcir l’appui financier au développement de la  technologie et au renforcement des capacités de ces pays. Tous sauf les États-unis étaient d’accord et puisque les négociations des Nations Unies doivent obtenir le consensus pour aller de l’avant, un seul pays peut arrêter tout le processus. Néanmoins après que les pays les plus vulnérables aux changements climatiques se soient adressés à l’assemblée, les États-Unis ont fait volte-face, permettant que le processus continue et qu’on arrive à une entente. Au Québec, nous sommes déçus du Canada, un peu honteux d’avoir appris que nous sommes les champions pollueurs même si le gouvernement a annoncé de nouvelles mesures aussi restrictives que la Californie pour les GES. Et il y a toujours espoir que le Canada saura faire un virage et s’aligner avec les autres pays du monde. Les gens sont conscients de l’importance des mesures à prendre, conscients qu’il y a urgence d’agir pour contrer les changements climatiques. Line Beauchamp, la ministre québécoise du développement durable pense qu’on a vu des avancées dans la bonne direction à la conférence de Bali, surtout au niveau des pays en voie de développement qui, après avoir été exclus de Kyoto pour leur donner une chance économiquement, ont maintenant accepté de contribuer de façon vérifiable à la réduction de leurs émissions .Si les pays industrialisés doivent être les premiers à contribuer de façon significative, les économies émergentes doivent maintenant faire leur part. Les négociations de Bali forment la base du cadre de négociation sur lequel les pays se baseront en 2009 pour progresser. À cause des États-unis et du Canada, l’accord a été très difficile à atteindre. Le Canada a pour sa part affirmé être incapable d’atteindre ses objectifs. Il y a un  prix à l’inaction. Les 2 plus grandes provinces du Canada, soient le Québec et l’Ontario ne sont pas d’accord avec les États-Unis et ont décidé d’agir. Dans les autres provinces, où les centrales au charbon sont nombreuses et fournissent une grande partie de l’électricité, l’effort de réduction se fera à ce niveau, grâce à la fermeture de certaines centrales. Un effort qui rapporte beaucoup et qui n’affecte pas le consommateur. Au Québec, où l’hydro-électricité domine, on concentrera les efforts sur les améliorations au niveau du transport en commun. Pour en revenir à Bali, aucune cible précise n’est encore définie pour la réduction des GES mais on parle de mise en branle d’un processus contraignant pour les pays développés et d’objectifs mesurables pour les pays en voie de développement qui ont bien sûr droit à leur qualité de vie comme nous mais qui polluent à énormément. Apparemment, tous les gouvernements savaient dès le départ qu’il n’y aurait pas de décision finale. La conférence était plutôt une préparation en vue de la rencontre de 2009. La présence du Québec à la conférence  a confirmé que certains états, même à l’intérieur de certains pays, peuvent agir et font des efforts dans le sens du développement durable. Le Québec participera financièrement à l’établissement d’un secrétariat international sur les changements climatiques dont le siège social sera à Montréal et qui mobilisera les groupes civils et les groupes environnementaux du monde entier.  

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Hier matin, j’étais dans l’auto quand j’ai fait l’erreur de syntoniser la station radio à un programme que je n’écoute presque jamais, celui de Tommy Schnurmacher. Une chance que je n’écoute pas cela souvent! Il a fait monter ma pression ! Cet homme est totalement irresponsable lorsqu’il s’agit de certains sujets sur lesquels il a une très forte opinion, souvent sans avoir toute l’information pertinente. Ceci ne faisait pas exception. Le sujet de son émission était la conférence de Bali sur les changements climatiques et il parlait d’un certain groupe de scientifiques qui prétendent ne pas avoir de voix à la Conférence parce qu’ils ne partagent pas la même opinion que la plupart des intervenants présents. En effet, ils ne croient pas que l’humain a une influence significative sur les changements climatiques. De plus, ils disent avoir les preuves scientifiques à l’appui. Cette idée n’est pas nouvelle. Toute personne qui a lu le livre « State of Fear » de Michael Crichton s’est déjà demandé si ceci est possible. Et même si on peut penser que c’est possible, qu’arrive-t-il avec le principe de précaution, du rapport Brundtland, un principe si important qui devrait guider toutes nos décisions quand il s’agit de l’avenir de la planète ? Pourquoi prendre une chance ? Malgré ce que certaines personnes aimeraient nous faire croire, la science EST claire quand il s’agit de l’influence de l’humain sur les changements climatiques. Et le facteur économique, souvent présenté comme raison principale de ne pas agir, de ne pas prendre action pour réduire les GES ne tient pas la route  car si les causes sont d’origine humaine et que nous ne faisons rien, personne n’aura d’économie viable de toutes façons. En Août 2007, le magazine Scientific American (297-2: 64-71) publiait un article écrit par les auteurs de l’étude internationale du Panel Intergouvernemental sur les Changements climatiques (PICC). Cette étude est la plus récente et la plus détaillée des preuves scientifiques concernant les changements climatiques et se base sur la science physique des changements climatiques. Celle-ci se base sur quatre domaines : ce qui conduit aux changements climatiques, les changements déjà observés, la compréhension des relations causes à effet et la prédiction des changements futurs. Outre l’augmentation des GES, d’autres facteurs tels les aérosols d’origine humaine qui interagissent avec les nuages, les changements dans l’activité solaire et les éruptions volcaniques importantes, sont encore mal compris. Mais quoi qu’il en soit, l’effet humain serait dix fois plus important que tous les effets naturels combinés. Le rapport du PICC est clair et conclue que le futur de la planète réside dans les limites que saura s’imposer la race humaine. Il tient l’activité humaine comme responsable à plus de 90% des changements climatiques tandis que le rapport de 2001 estimait vaguement cette responsabilité à plus de 66%. Même si les changements à venir sont maintenant inévitables, le futur à plus long terme demeure entre nos mains, car l’étendue des changements attendus dépendra de nos décisions et de nos actions concernant les émissions de gaz à effet de serre. Entre-temps, à Bali, notre belle province de Québec a déclaré qu’elle adoptait  et allait réglementer les mêmes normes que la Californie. Ces normes sont les plus sévères en Amérique du Nord et le Québec est le premier endroit où elles seront en vigueur en dehors des Etats-Unis. Encore une fois, le Québec agit en chef de file et démontre au reste du monde qu’il prend ce problème au sérieux malgré le fait que le gouvernement fédéral envoie un message contradictoire au reste de la planète. Il reste qu’il est désolant de constater que certains animateurs de radio, qui ne possèdent aucun background scientifique, se donnent le droit de véhiculer des faussetés sur des sujets aussi importants que celui-ci.

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