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Il n’a pas été facile de reprendre le rythme de vie après les merveilleuses vacances au Mexique, mais voilà, il le faut bien…

Le Costa Rica est le plus gros producteur et exportateur d’ananas au monde et détient 75% des marchés Européen et de l’Amérique du Nord. Les ananas constituant leur plus grande récolte et leur plus importante exportation. il y a plus de terres consacrées aux plantations d’ananas qu’aux plantations de café et de bananes. Depuis la dernière décennie, l’industrie a énormément progressé entraînant plusieurs conséquences néfastes au niveau environnemental et social. Depuis 2007-2008, les compagnies impliquées dans l’industrie déclarent avoir pris des mesures pour adresser ces problèmes.

PlaisirDoré

Plaisir doré
©2012 Suzanne Bélair
Huile sur toile 24 X 30 po

Les plantations d’ananas n’empiètent pas sur les 23% de terres Costaricaines maintenant protégées par l’établissement de refuges fauniques sauvages, de réserves et de parcs nationaux. Économiquement parlant, l’industrie  a eu un effet positif sur l’économie locale, non seulement directement, soit par le biais des ventes et de la création d’emplois, mais également en attirant des investisseurs et fermiers internationaux. Certaines plantations ont même été transformées en attractions touristiques.

Les ananas sont nutritifs et délicieux, et leur prix ne cesse de baisser. Ces réductions de prix entraînent des baisses de salaire pour les ouvriers qui gagnent déjà très peu. Il y a également une problématique de santé et de dégradation environnementale qui affectent les ouvriers et les communautés locales.

L’ananas requiert des quantités énormes de pesticides pour se développer. Le sol doit être stérilisé, éliminant ainsi toute biodiversité. Selon Fernando Ramirez, agronome à l’Institut sur les substances toxiques de l’université Nationale du Costa Rica,  « 14 à 16 types de traitement différents sont généralement nécessaires, et beaucoup doivent être appliqués plusieurs fois. L’utilisation de  produits chimiques dangereux affectant la santé humaine ainsi que l’environnement est répandue, contaminant l’eau et dégradant le sol.

Pour le consommateur, très éloigné  de la source de ses aliments, et qui doit aussi faire face à certaines contraintes économiques, ces problématiques sont facilement oubliées. Heureusement, des alternatives existent. Environ 500 producteurs costaricains, des fermiers de petite et moyenne envergure, font partie de l’organisation ASOPROAGROIN. Cette association travaille à l’amélioration de ses membres au moyen d’alliances stratégiques. Tous les produits de PROAGROIN sont conformes aux normes de qualité et aux règlements environnementaux et sociaux dictés par le commerce équitable, la Rainforest Alliance, Global Gap et Organic USA.

http://suzannebelair.com

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Depuis dix ans, quand l’appellation biologique a été réservée, la demande pour les aliments biologiques d’origine québécoise a augmenté constamment et le nombre d’entreprises qui produisent, transforment ou offrent des aliments certifiés biologiques a triplé. En outre, la production biologique représente maintenant environ 2 % du marché global de l’alimentation, et la majorité des produits vendus chez les détaillants québécois proviennent de l’extérieur de la province.

Petit à petit, la conscience collective s’éveille et les consommateurs veulent savoir d’où viennent les produits qui se retrouvent sur leur table et quel impact leur production peut avoir sur l’environnement et le développement durable.  À cause de contraintes techniques, agronomiques et de mise en marché déficientes, les entreprises québécoises ne sont présentement pas en mesure de saisir le plein potentiel de développement qui s’offre à elles. Le secteur de la production accuse un retard important pour ce qui est de la réponse à la demande des consommateurs et aux exigences des transformateurs.

En juillet dernier, le gouvernement québécois a décidé d’attaquer ce problème en introduisant son « Plan d’action pour le secteur biologique »  qui  vise deux objectifs, soit l’augmentation de 20 % de la superficie consacrée à la production biologique et l’accroissement de 300 du nombre d’entreprises qui oeuvrent dans ce secteur. La cible globale du MAPAQ est l’augmentation du nombre d’entreprises par 500 d’ici la fin de 2015.

Le but de la démarche est d’accroître l’offre de produits biologiques afin de remplacer les importations par des produits du Québec et de favoriser l’exportation de certains produits biologiques québécois sur les marchés extérieurs. Pour y arriver, le plan propose trois grands volets soit la création d’un environnement d’affaires favorable à la croissance du secteur, appuyer le développement des secteurs de la production et de la transformation de produits biologiques, et appuyer la commercialisation des produits biologiques ici et à l’extérieur du Québec.

Ce dernier volet est très important car, outre les défis techniques que doivent relever les producteurs, l’accès aux marchés représente également un défi de taille. Les entreprises se doivent de respecter de multiples exigences et ne sont pas toutes en mesure de le faire et la concurrence mondiale est féroce pour arriver à placer leurs produits sur les tablettes des détaillants.

Toutefois, les consommateurs de produits biologiques accordent généralement une grande importance à la provenance des produits et l’approvisionnement local est toujours favorisé puisque les facteurs d’environnement, d’occupation du territoire, de développement régional et d’économie locale sont considérés lors de l’achat.  En outre, la confiance des nouveaux consommateurs passe par la diffusion d’une information claire et objective sur les techniques de production biologique et sur la garantie qu’offre la réglementation.

Comme nous le savons, les engrais chimiques et les pesticides, interdits en agriculture biologique, sont élaborés à partir de pétrole. Les engrais azotés issus du pétrole augmentent la production d’oxyde nitreux (N2O) dans le sol et sont donc responsables de l’émission de ce puissant gaz à effet de serre 310 fois plus puissant que le CO2. Les engrais phosphatés d’origine minérale sont, quant à eux, responsables en grande partie de la dégradation de nos lacs et cours d’eau.

Tandis que plusieurs secteurs de l’agriculture traditionnelle bénéficiaient déjà de subventions, les producteurs bio n’étaient pas appuyés du tout, devant même payer eux-mêmes les frais de certification biologique. L’appui du gouvernement envers la production biologique est donc bienvenu.

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