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Archive for the ‘Vie’ Category

Photo credit: Suzanne Bélair

 

Depuis quelques semaines, ma vie d’écriture / peinture est suspendue, étant temporairement envahie par mes petits-enfants!

 

Quel plaisir et quel privilège de partager leurs journées et leur joie à découvrir tout ce qui les entoure!

 

Tant de choses à voir et à faire quand on a trois ans et demi et 11 mois. On peut voir les neurones de leur cerveau travailler alors qu’ils découvrent le monde et y font leur place. Ils sont conscients, intéressés, stimulés et stimulants!

 

J’aime, j’aime, j’adore les observer regarder les choses et la vie comme ils le font, leur ouverture et leur curiosité, la façon dont l’aîné réfléchit et trouve des solutions, la façon dont la plus jeune admire déjà son grand frère.

 

Les émotions sont intenses autour d’eux, répondre à leurs besoins n’est pas une tâche facile, la vie s’accélère, il n’y a plus de temps pour réfléchir, c’est le mode action par défaut.

 

J’ai déjà oublié ce qui remplissait mes journées avant leur arrivée chez nous samedi dernier. Maintenant, les jours sont remplis par la préparation des aliments, les repas, les histoires, les chants, les rires, les changements de couche, jouer, consoler, enseigner, gronder un peu, observer, profiter de la chaleur et des câlins de ces petits.

 

Cela me ramène au temps où mes enfants étaient jeunes, ces années magiques où chaque minute compte pour quelque chose d’extraordinaire: édifier, influencer, protéger, apporter sécurité et amour à la vie d’un enfant. Y a-t-il une meilleure façon de passer ses journées?

 

Si mon cou, mon dos, mes bras et mes jambes protestent et sont en mode survie, mon cœur est joyeux et heureux!

 

Photo credit: Brian Kinney

 

Les petits ajoutent tellement à ma vie. J’ai l’impression de nager sous une eau douce dans un magnifique jardin coloré rempli d’amour, de rires, de sourires et de larmes. Je sais que je remonterai bientôt à la surface pour un peu d’air mais je ne suis pas certaine de le vouloir. Ils déménageront demain et me manquent déjà.

 

Je les adore énormément et me sens très chanceuse de pouvoir les regarder grandir.

 

 

Avec reconnaissance

 

Suzanne

 

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« La conversation »
©2019 Suzanne Bélair
Oil on canvas 12 X 12 in
Huile sur toile 30.5 X 30.5 cm

Me voici bien en retard dans mes billets de peinture!

 

Ceci est un tableau complété il y a deux semaines. L’été dernier, mon amie est allée sur la côte est canadienne et est revenue avec toute une série de photos de ces intrigants macareux.

 

Au cas où vous voudriez le savoir, le macareux moine est l’oiseau officiel de Terre-Neuve-et-Labrador où environ 95% des aires de reproduction de l’Amérique du Nord sont situées. Je les trouve absolument adorables, attachants et pleins de personnalité.

 

Ils vivent 20 ans et plus. Leur bec coloré se délave pour devenir gris terne en hiver et redevient coloré au printemps, probablement pour attirer l’autre sexe. La majeure partie de leur vie est passée en mer et ils peuvent plonger jusqu’à 200 mètres pour chasser de petits poissons comme le hareng ou l’anguille de sable.

 

Les macareux de l’Atlantique forment des colonies de reproduction chaque printemps et chaque été sur les côtes et les îles de l’Atlantique Nord, du Labrador / Terre-Neuve au Nord-Est des États-Unis.

 

Ceci est la dernière version de mes interprétations de macareux, j’espère que vous l’aimez!

 

 

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Bien ça y est,  je suis de retour dans le studio depuis une semaine !

 

La semaine dernière, j’ai fini ma toile « Le Dégel » qui traînait depuis presque un an.

 

Le dégel / The Thaw
Acrylique sur toile 30 X 30 in (76 X 76 cm)
©2019Suzanne Bélair

 

La voici après toutes ses transformations. Passée de forêt de feuillus à une bande de conifères, les nuages cachent des oiseaux annonçant la venue de l’été.

 

Ceci est la dernière de ma série de forêts contemporaines. Pour nous des pays nordiques, le dégel du printemps est un temps attendu et très apprécié puisqu’il signifie le retour du temps plus doux. Enfin le printemps se pointe le nez!

 

J’ai souvenir de jouer sur le bord de la rue quand la neige se mettait à fondre. Ma mère nous habillait chaudement et pendant qu’elle pelletait la neige du terrain pour la lancer dans la rue en pelletées minces, pour que les voitures l’écrasent et la fondent encore plus vite, elle nous encourageait à suivre les rigoles qui s‘échappaient d’en dessous les piles blanches des terrains et dégoulinaient du trottoir.

 

Armées de bâtons et de cuillers, nous grattions la neige et la glace accumulée en dessous pour faire un chemin à l’eau vers la bouche de canal de la rue.

 

Les bottes de caoutchouc dans l’eau, que d’heures nous avons passé à jouer dans l’eau comme ça, rituel du printemps que ma sœur et moi attendions avec impatience aussitôt que le soleil se réchauffait. Le gargouillis de l’eau sous la glace nous fascinait, de même que l’odeur de la fonte.

 

En forêt, ce sont les ruisseaux qui se mettent à courir de plus en plus bruyamment quand arrive le printemps. Ils dévalent les montagnes et se fraient un chemin érodant la glace qui s‘accroche aux rives et parfois en surface, pour rejoindre les tributaires qui arrivent aux lacs. Il n’y a rien de plus beau que le bruit de l’eau au printemps, son magique qui en exprime tellement. Signal pour les oiseaux, les petits mammifères et les insectes qu’il est enfin temps de s‘activer un peu plus, qu’il est grand temps de laisser la vie reprendre son cours.

 

J’adore le printemps et le dégel et j’ai bien hâte qu’il arrive ici!

 

 

Suzanne

 

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Avez-vous déjà remarqué comment les choses disparaissent parfois?

 

Hier, je passais devant la banque et j’ai décidé de récupérer de l’argent. Je garde généralement un petit sac à main dans mon grand sac à main. Quand je fais une course, j’aime bien ne prendre que le plus petit pour me sentir plus libre de mes mouvements. Je laisse alors le plus gros derrière.


Quoi qu’il en soit, je pensais que ma carte de débit était dans ce petit sac à main, c’est donc celui que j’ai pris avec moi. Tout en sortant et en verrouillant la voiture, mes doigts cherchaient déjà la carte que je garde dans sa propre pochette de protection. Marchant rapidement, je touchais diverses cartes, mouchoirs, notes et monnaie, tout en réalisant que je ne pouvais pas sentir la pochette distinctive. Ennuyée, j’ai arrêté de marcher et regardé à l’intérieur de ma petite sacoche jusqu’à ce que j’en aie tout sorti. J’ai dû me rendre à l’évidence que la carte de débit n’y était pas.

 

Tout en surveillant si des voitures reculaient, je suis retournée à mon auto et vérifié le compartiment à fermeture éclair de mon grand sac à main. Elle n’y était pas. Porte-monnaie? Après avoir vérifié 3 fois plutôt qu’une, j’ai constaté qu’elle n’y était pas non plus.

 

Contrariée, je suis remontée dans ma voiture et rentrée chez moi, pensant que la carte devait être quelque part dans la maison… sur la table, dans la garde-robe, une poche peut-être. J’ai repensé aux jours précédents. Une autre semaine bien remplie… Je me suis souvenu avoir utilisé la carte au magasin d’art quelques jours auparavant. Je croyais me rappeler d’avoir mis les cartes et le reçu dans la poche de mon manteau noir.

 

Quand on perd quelque chose, notre esprit tente de reconstruire le passé. Mais les souvenirs ne sont pas toujours totalement fiables. Nous menons une vie tellement distraite qu’il nous manque toujours des informations.

 

Je suis rentrée à la maison et j’ai vidé mon sac au complet mais en vain. J’ai fouillé la maison, les poches de mes manteaux et pantalons, le bureau, même le garage (je l’ai peut-être mise quelque part et ne m’en souviens pas). J’ai ouvert l’ordinateur et vérifié mon compte de banque : Aucune transaction depuis celle dont je me souvenais lundi, ce qui m’a rassurée. J’ai arrêté de chercher après deux heures.

 

Tout cela m’a fait penser aux choses qui disparaissent et à quel point cela semble toujours étrange.

 

Une fois, nous sommes revenus d’une fin de semaine de vacances pour constater que notre fille avait organisé une fête à la maison. Un mois plus tard, mon fils voulait porter sa croix gravée que je gardais pour lui dans mon tiroir. J’ai été surprise et très contrariée de réaliser qu’elle avait disparu du bureau de ma chambre à coucher. Je l’ai cherchée pendant six mois de plus, refusant de croire qu’un invité du party avait fouillé mes affaires et volé la propriété de mon fils. Je me suis sentie coupable de l’avoir perdue et j’y pense encore 20 ans plus tard…

 

Une autre fois, pendant que je faisais du ménage dans une table de nuit, j’ai réalisé qu’une photo très précieuse n’y était plus. Faisons-nous des choses sans s’en rendre compte? Où était cette photo? À ce jour, je ne l’ai jamais trouvée. Cela s’est passé il y a environ 10 ans, mais de temps en temps, je passe encore à travers le contenu de ma table de nuit dans l’espoir de la trouver, même si nous sommes déménagés depuis.

 

Les bas ne disparaissent-ils pas tout le temps? Où vont-ils? C’est presque comme s’il y avait une autre réalité.

 

L’iPad de mon amie a disparu de manière étrange. Elle était là, elle n’a jamais rien vu. Probablement volé…

 


 

 

La distraction ou l’attention sélective est en partie à blâmer. J’ai récemment lu le livre «Why we make mistakes» de Joseph T. Hallinan. Il explique qu’il est impossible d’être présent à 100% tout le temps et «comment on regarde sans voir, on oublie les choses en quelques secondes et on est tous certains qu’on est bien au-dessus de la moyenne». Une lecture très intéressante!

 

Avant cette lecture, j’étais fière de pouvoir effectuer plusieurs tâches à la fois, mais la recherche montre clairement que le multitâche n’existe pas à proprement parler. Nous ne faisons que déplacer notre attention et chaque fois que nous le faisons, cela utilise des secondes et le cerveau doit se réajuster, rendant les deux tâches moins efficaces.

 

D’autres choses qui disparaissent parfois sont les personnes, les amis, les amants et les voisins à cause des déménagements, la rupture, la mort, un changement de cap.

 

Toute chose, tout individu disparaîtront un jour. C’est la vie, l’impermanence.

 

Les choses se perdent

Les choses sont oubliées

Tout se déplace et change

Tout disparaîtra un jour

Nous essayons de nous accrocher aux gens et aux choses

Mais tout ce que nous pouvons faire, c’est d’en profiter pendant que nous le pouvons

Car tout disparaît à chaque seconde de notre vie

Alors que quelque chose de nouveau germe et prend sa place

 

Quant à ma carte de débit, je l’ai trouvée ce matin dans la poche de mon manteau blanc. Elle n’était donc pas perdue après tout. J’étais tellement certaine d’avoir porté le manteau noir que je n’ai jamais vérifié celui-ci jusqu’à aujourd’hui.

 

Merci d’avoir lu et profitez de chaque seconde de votre réalité!

 

 

Suzanne

 

©Suzanne Bélair

 

 

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Innocence
©2011 Suzanne Bélair
Oil on canvas 24 X 18

 

Ma toile «Innocence» a été sélectionnée pour être vendue lors de la 24e vente annuelle d’art du Bouclier d’Athéna en soutien à la lutte contre la violence familiale et ses conséquences. La vente aux enchères a lieu le 18 novembre à l’édifice Le 1000 sur De La Gauchetière Ouest à Mtl.

 

Cette peinture est très spéciale pour moi parce que c’est mon amie décédée qui a pris la photo de sa nièce et m’a donné la permission de la peindre.

 

La peinture a fait partie d’une exposition tout à fait unique pendant l’été 2014 à Lac Mégantic, Qc. L’exposition intitulée «Les Chemins de la Renaissance» portait sur la renaissance de la communauté et de la ville dévastée par un déraillement de train qui a brûlé près de la moitié du centre-ville de Lac Mégantic le 6 juillet 2013 et tué plus de 47 personnes. L’exposition parlait d’espoir et de reconstruction et j’en ai parlé ici: https://wp.me/p9Jiy-61 .

 

Cette toile a également été publiée dans le «Carnet Résolution Santé», publication lancée en octobre 2013.

Pour plus de détails à ce sujet: https://wp.me/p9Jiy-4M

 

C’est donc maintenant que cette peinture unique aidera à collecter des fonds pour une grande cause qui m’importe beaucoup.

 

Deux autres tableaux ont été choisis par le jury pour cet événement spécial:

 

Bouquet exalté ©2014 Suzanne Bélair
Mixed media on terraskin
25 X 17.5 in

 

Printemps (Peeking through)
©2016 Suzanne Belair
Oil on canvas 20 X 16

 

Je suis heureuse de contribuer à cet événement. Pour plus d’informations sur les services du Bouclier d’Athéna Services familiaux ou si vous êtes victime de violence, visitez le site http://shieldofathena.com/fr/home-page ou contactez le 514-274-8117 ou le 1-877-274-8117.

 

 

Suzanne

 

 

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Je m’éveille au son d’une pluie fine qui tombe sur les feuilles

Elle rejoint le ruisseau qui chante de plus en plus fort

Une brise fraîche et parfumée entre par la fenêtre

La toile bouge doucement

Aucun oiseau, aucun animal  n’élève la voix

Matin paisible où tous écoutent

Cette pluie douce, source de vie, source de paix

Rester là sans bouger

Ouverte aux sensations, ouverte aux sons

Matin paisible,

Beau début de journée

 

©Suzanne Bélair

Photo credit: Pixabay.com

 

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Hier j’ai décidé de faire mes recherches pour le projet Silent skies et trouver des images des oiseaux choisis que je pourrai retravailler. En après-midi, je suis allée au studio avec l’intention de reprendre mes pinceaux qui doivent se sentir abandonnés depuis Noël…

C’est bizarre comme le thème de cette nouvelle année se dessine graduellement et s’oriente vers les oiseaux avec le projet de murale et le livre pour enfants que j’ai commencé qui sera à propos d’une famille de pic bois…

Mais en entrant au studio et après avoir mis ma musique, ce ne sont pas mes pinceaux qui one attiré mon attention mais la chambre où j’entrepose mes toiles à moitié finies et celles qui sont vierges, mon matériel d’emballage, etc . J’aurais dû prendre une photo avant, c’était un désastre. C’est aussi la pièce où je vernis quand il fait trop venteux ou froid ou pluvieux dehors. J’ai besoin d’un bon espace central sur le plancher pour faire cela surtout si elles sont grandes. Depuis le déménagement du studio, je n’avais pas encore réussi à ranger et rendre cet espace fonctionnel.

Après un après-midi de travail, tout est maintenant organisé et propre, une belle façon de commencer l’année. Voici quelques photos :

En faisant ce grand ménage, j’ai trouvé une liste de projets datant de 2012. Ça m’a donné l’idée d’en refaire une pour 2018. Je ne sais pas pourquoi j’ai perdu l’habitude de faire ma liste de projets d’art en début d’année depuis le déménagement du studio. Je me complique souvent la vie à entrer mes idées dans différents cahiers quand une simple liste mise en évidence est tellement plus efficace.

Il y a beaucoup d’avantages à tenir une liste de projets dans le studio. J’aime la mettre sur un mur bien en vue où je peux la consulter régulièrement et tout ce qui est sur ma liste est généralement accompli au cours des mois qui suivent.

Une liste de projets est très stimulante et aide à maintenir le focus sur les priorités au studio où on perd facilement l’attention. Mon problème est que je veux tout faire en même temps, tout m’attire, les couleurs, les nouvelles techniques, mes toiles commencées à finir, des nouvelles à commencer, alors une liste de projets m’amène où je suis plus productive.

Un papier, un stylo et quelques minutes suffisent pour créer une liste de projets. C’est un outil merveilleux pour conserver la maîtrise de ses journées et de son attention et ça ne prend que 5 à 10 minutes.

Pas d’outil électronique pour moi quand il s’agit de faire une liste de projets car je veux l’avoir sous les yeux à tout moment surtout quand je commence à cocher ce qui est fait. Ça marche définitivement pour moi, ça me donne une vue d’ensemble et un élan d’optimisme.

Je l’utilise aussi pour établir mes priorités, incluant les dates butoirs pour les expositions, symposiums, les commandes.

Ça permet aussi d’optimiser son temps, comme de préparer plusieurs toiles au gesso en même temps selon ce qui est prévu.

Ça aide à rester serein parce qu’on a l’impression d’être plus en contrôle et ça élimine le stress de penser qu’on a oublié un projet ou une date.

Vous devinez facilement ce que je fais tout de suite après la rédaction de ce billet!

J’espère que ce court article vous motivera à faire votre liste de projets pour 2018!

 

 

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