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Archive for the ‘Science’ Category

Avez-vous déjà remarqué comment les choses disparaissent parfois?

 

Hier, je passais devant la banque et j’ai décidé de récupérer de l’argent. Je garde généralement un petit sac à main dans mon grand sac à main. Quand je fais une course, j’aime bien ne prendre que le plus petit pour me sentir plus libre de mes mouvements. Je laisse alors le plus gros derrière.


Quoi qu’il en soit, je pensais que ma carte de débit était dans ce petit sac à main, c’est donc celui que j’ai pris avec moi. Tout en sortant et en verrouillant la voiture, mes doigts cherchaient déjà la carte que je garde dans sa propre pochette de protection. Marchant rapidement, je touchais diverses cartes, mouchoirs, notes et monnaie, tout en réalisant que je ne pouvais pas sentir la pochette distinctive. Ennuyée, j’ai arrêté de marcher et regardé à l’intérieur de ma petite sacoche jusqu’à ce que j’en aie tout sorti. J’ai dû me rendre à l’évidence que la carte de débit n’y était pas.

 

Tout en surveillant si des voitures reculaient, je suis retournée à mon auto et vérifié le compartiment à fermeture éclair de mon grand sac à main. Elle n’y était pas. Porte-monnaie? Après avoir vérifié 3 fois plutôt qu’une, j’ai constaté qu’elle n’y était pas non plus.

 

Contrariée, je suis remontée dans ma voiture et rentrée chez moi, pensant que la carte devait être quelque part dans la maison… sur la table, dans la garde-robe, une poche peut-être. J’ai repensé aux jours précédents. Une autre semaine bien remplie… Je me suis souvenu avoir utilisé la carte au magasin d’art quelques jours auparavant. Je croyais me rappeler d’avoir mis les cartes et le reçu dans la poche de mon manteau noir.

 

Quand on perd quelque chose, notre esprit tente de reconstruire le passé. Mais les souvenirs ne sont pas toujours totalement fiables. Nous menons une vie tellement distraite qu’il nous manque toujours des informations.

 

Je suis rentrée à la maison et j’ai vidé mon sac au complet mais en vain. J’ai fouillé la maison, les poches de mes manteaux et pantalons, le bureau, même le garage (je l’ai peut-être mise quelque part et ne m’en souviens pas). J’ai ouvert l’ordinateur et vérifié mon compte de banque : Aucune transaction depuis celle dont je me souvenais lundi, ce qui m’a rassurée. J’ai arrêté de chercher après deux heures.

 

Tout cela m’a fait penser aux choses qui disparaissent et à quel point cela semble toujours étrange.

 

Une fois, nous sommes revenus d’une fin de semaine de vacances pour constater que notre fille avait organisé une fête à la maison. Un mois plus tard, mon fils voulait porter sa croix gravée que je gardais pour lui dans mon tiroir. J’ai été surprise et très contrariée de réaliser qu’elle avait disparu du bureau de ma chambre à coucher. Je l’ai cherchée pendant six mois de plus, refusant de croire qu’un invité du party avait fouillé mes affaires et volé la propriété de mon fils. Je me suis sentie coupable de l’avoir perdue et j’y pense encore 20 ans plus tard…

 

Une autre fois, pendant que je faisais du ménage dans une table de nuit, j’ai réalisé qu’une photo très précieuse n’y était plus. Faisons-nous des choses sans s’en rendre compte? Où était cette photo? À ce jour, je ne l’ai jamais trouvée. Cela s’est passé il y a environ 10 ans, mais de temps en temps, je passe encore à travers le contenu de ma table de nuit dans l’espoir de la trouver, même si nous sommes déménagés depuis.

 

Les bas ne disparaissent-ils pas tout le temps? Où vont-ils? C’est presque comme s’il y avait une autre réalité.

 

L’iPad de mon amie a disparu de manière étrange. Elle était là, elle n’a jamais rien vu. Probablement volé…

 


 

 

La distraction ou l’attention sélective est en partie à blâmer. J’ai récemment lu le livre «Why we make mistakes» de Joseph T. Hallinan. Il explique qu’il est impossible d’être présent à 100% tout le temps et «comment on regarde sans voir, on oublie les choses en quelques secondes et on est tous certains qu’on est bien au-dessus de la moyenne». Une lecture très intéressante!

 

Avant cette lecture, j’étais fière de pouvoir effectuer plusieurs tâches à la fois, mais la recherche montre clairement que le multitâche n’existe pas à proprement parler. Nous ne faisons que déplacer notre attention et chaque fois que nous le faisons, cela utilise des secondes et le cerveau doit se réajuster, rendant les deux tâches moins efficaces.

 

D’autres choses qui disparaissent parfois sont les personnes, les amis, les amants et les voisins à cause des déménagements, la rupture, la mort, un changement de cap.

 

Toute chose, tout individu disparaîtront un jour. C’est la vie, l’impermanence.

 

Les choses se perdent

Les choses sont oubliées

Tout se déplace et change

Tout disparaîtra un jour

Nous essayons de nous accrocher aux gens et aux choses

Mais tout ce que nous pouvons faire, c’est d’en profiter pendant que nous le pouvons

Car tout disparaît à chaque seconde de notre vie

Alors que quelque chose de nouveau germe et prend sa place

 

Quant à ma carte de débit, je l’ai trouvée ce matin dans la poche de mon manteau blanc. Elle n’était donc pas perdue après tout. J’étais tellement certaine d’avoir porté le manteau noir que je n’ai jamais vérifié celui-ci jusqu’à aujourd’hui.

 

Merci d’avoir lu et profitez de chaque seconde de votre réalité!

 

 

Suzanne

 

©Suzanne Bélair

 

 

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Présentement en ébullition, je prends quelques instants à 3 heures du matin, pour consulter mes sites favoris, et j’apprends que le Club Sierra du Canada demande au gouvernement canadien de bannir un pesticide considéré comme dangereusement toxique pour les abeilles. Ces pesticides ont d’ailleurs été déclarés illégaux aux Etats-Unis récemment.

On croit en effet que le pesticide  altère l’aptitude des abeilles à se reproduire. L’approbation du dit pesticide a d’ailleurs été accélérée par Santé Canada en 2008, et ce, sans consultations publiques et pour une utilisation sur les fruits et légumes.
 
Le pesticide spirotetramat  (fabriqué par Bayer CropScience sous les noms commerciaux et Movento et Ultor) a été retiré du marché par une cour fédérale des États-Unis le mois dernier à la suite d’une poursuite déposée par le Natural Resources Defense Council (NRDC) et la Société Xerces. Cependant, le retrait n’est que temporaire en attente d’études environnementales, économiques et sociales plus poussées.

Le pesticide fonctionne en inhibant la lipogenèse chez les insectes traités, ce qui résulte en une diminution du contenu en lipides, une inhibition de la croissance chez les jeunes et l’habilité réduite des insectes adultes à se reproduire. Le pesticide avait été approuvé pour les récoltes d’arbres fruitiers, dont les pommiers, les fraises, les raisins et une panoplie de légumes et de noix.

Outre le fait que le pesticide peut se retrouver dans les eaux de surface et souterraines, ainsi que dans les particules du sol après l’application et dans les semaines qui suivent, le pesticide a été classifié comme « pratiquement non toxique » pour les abeilles. Cependant les tests ont détecté des effets significatifs sur les colonies  incluant une mortalité plus importante chez les adultes et les pupes, des perturbations massives dans le développement des couvées, la fin précoce des colonies et une abondance réduite de larves. Le spirotetramat a aussi démontré un grand éventail d’effets aigus chez les autres populations d’arthropodes terrestres.
 
Le directeur exécutif du Club Sierra du Canada, John Bennet a demandé au gouvernement Canadien  de « continuer sa stratégie de prise de repères politiques aux États-Unis et d’annuler l’enregistrement de ce pesticide au Canada. Il y a présentement une crise mondiale dans les population d’abeilles et l’utilisation des pesticides est considéré comme l’un des facteurs clés contribuant. »
 
Pendant l’hiver de 2008-09, les pertes dans les opérations de l’apiculture canadienne commerciale ont dépassé du tiers le nombre de colonies qui ont hiverné, soit plus du double du taux normal de mortalité selon l’Association canadienne des apiculteurs professionnels (ACAP).

Les apiculteurs se rencontrent cette semaine pour leur congrès annuel et ceci devrait être un sujet de discussion. La valeur de la pollinisation effectuée par les abeilles se mesure en milliards de dollars.

Pour en savoir plus sur le spirotetramat :http://www.epa.gov/opprd001/factsheets/spirotetramat.pdf
La décision du tribunal est disponible à l’adresse: http://docs.nrdc.org/wildlife/wil_09129901.asp

Pour plus d’information sur les abeilles pollinisatrices : www.Beesafe.org

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En octobre 2007, le magazine Science et vie (1081 :84-89) rapportait qu’une équipe de chercheurs venait de mettre en évidence le chemin neuronal qu’un souvenir emprunte avant d’arriver à l’oubli. Les travaux de cette  équipe de chercheurs du Centre de neuroscience et de l’Institut des sciences cognitives de l’Université du Colorado semblent donc indiquer qu’il es possible d’oublier certains souvenirs si on y met de la volonté. Grâce à l’imagerie cérébrale, les chercheurs comprennent maintenant le processus de mémorisation et ont mis en lumière les trois aires spécifiques du cerveau mises en cause. Les trois étapes sont : l’encodage (la mémorisation des sensations et les détails du souvenir), le stockage qui les conserve et la récupération quand on se remémore l’incident.  L’oubli peut donc avoir trois causes reliées à l’une de ces étapes. Au moyen de l’imagerie fonctionnelle par résonance magnétique (IRMF), les chercheurs on identifié la région du cerveau qui était la plus active lorsque les patients oubliait les souvenirs comme étant le cortex préfrontal, situé à l’avant du crâne. Cette zone prend en effet le contrôle et empêche les autres régions généralement impliquées dans la mémoire de s’activer normalement (l’amygdale qui s’occupe des émotions, l’hippocampe pour la mémoire et le cortex visuel ainsi que le thalamus qui s’occupe du traitement visuel), empêchant la rétention su souvenir. Une autre expérience, cette fois sur des rats, a permis d’identifier une drogue capable d’effacer sélectivement un souvenir. Les psychanalystes ne s’entendent cependant pas sur l’efficacité thérapeutique d’effacer un mauvais souvenir. Certains pensent plutôt qu’il est important de se souvenir pour travailler à passer par-dessus certains traumatismes car ceux-ci pensent qu’un souvenir ne peut être complètement oublié et peut refaire surface à tout moment. En effet l’expérience s’est déroulée sur une courte durée et ne permet pas de savoir si le souvenir est oublié à plus long terme. Ceci ouvre néanmoins de nouvelles possibilités pour le traitement du stress post-traumatique, de phobies ou d’autres expériences émotionnelles traumatisantes.

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