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Archive for the ‘Environnement’ Category

Banasura laughingtrush
©2018 Suzanne Bélair
Oil on canvas 8 X 8 in

Il y a quelques jours, je recevais le bulletin d’information de la Fondation David Suzuki.

Nous nous plaignons souvent de notre gouvernement, mais dans le budget de cette semaine, le gouvernement du Canada a démontré son engagement envers l’environnement et fait quelque chose pour protéger les espèces menacées et la planète et j’en suis très fière.

Ils ont décidé d’investir 1,3 $ milliard au cours des cinq prochaines années pour protéger la nature, fournir des investissements financiers pour de nouveaux parcs, des zones protégées et la science pour s’assurer que tout cela est fait correctement.
Voici quelques-uns des points saillants du budget fournis dans le bulletin (traduction libre):

• 1 milliard de dollars sur cinq ans pour apporter des modifications aux lois canadiennes sur l’évaluation environnementale.

• 172,6 millions de dollars de plus sur trois ans pour améliorer l’accès à l’eau potable propre et salubre dans les réserves des Premières nations.

• 167,4 millions de dollars sur cinq ans pour mieux protéger, préserver et rétablir les espèces de baleines en voie de disparition au Canada.

• 20 millions de dollars sur cinq ans pour évaluer les mesures du Cadre pancanadien sur la croissance propre et les changements climatiques et déterminer les pratiques exemplaires.

• 22 millions de dollars pour renouveler le Programme d’aquaculture durable pour deux ans, à l’appui d’un système de réglementation amélioré. Le renouvellement doit mettre l’accent sur la performance environnementale du secteur de l’aquaculture au Canada.

• Investissements significatifs dans la recherche scientifique.

 

C’est ici. Dans d’autres parties du monde, nous constatons une diminution de la biodiversité partout où nous regardons. Afin de mettre en valeur les espèces d’oiseaux en voie de disparition, le groupe Artists For Conservation, dont je fais partie, a décidé de s’impliquer dans son premier projet international de murale collaborative. Comme je l’ai déjà mentionné dans un blogue précédent , l’installation, qui comprendra les 678 espèces d’oiseaux menacées du monde, sera la pièce maîtresse du 27e Congrès international d’ornithologie qui se tiendra à Vancouver en août 2018. L’œuvre originale fera ensuite l’objet d’une tournée internationale dans certains lieux culturels / scientifiques sélectionnés.

Voici l’un des oiseaux que je m’étais engagée à peindre, la Garrulaxe de Jerdoni (Trochalopteron jerdoni), qui est endémique au sud de l’Inde et figure sur la liste rouge des espèces menacées de l’UICN depuis 2016.

La distribution de Trochalopteron jerdoni est limitée aux hautes altitudes dans les districts limités de Wayanad (Kerala) et de Coorg (Karnataka). Bien qu’elle puisse être trouvée dans plusieurs localités, l’espèce est gravement fragmentée et est probablement déjà disparue à quelques endroits selon une recherche de 2012 par Praveen J. et Nameer . « La plus grande sous-population se trouve à Vellarimala-Chembra et dénombre probablement un peu plus de 250 individus adultes» (Praveen J., 2016). La population total est estimée entre 250 et 2500 individus répartis en 2 à 5 sous-populations, mais aucune évaluation récente n’est disponible.

Le principal problème auquel l’espèce est confrontée est la transformation à grande échelle de la forêt en plantations, réservoirs, cultures et colonies humaines. Les plantations commerciales de thé, d’eucalyptus et d’acacia ont augmenté dans la région.

Puisqu’on pense que cette bécassine est un habitant sédentaire qui vit dans les sous-bois denses et dans la végétation humide et ombragée de la forêt sempervirente et semi-sempervirente (conifères et arbustes à feuilles persistantes), dans les ravins densément boisés, les cuvettes et la lisière des forêts, le fait que 47% de ces forêts ait été détruit dans la partie du Kerala des Ghâts occidentaux entre 1961 et 1988 tandis que les plantations et la forêt décidue ont augmenté, tout ceci constitue une menace majeure pour l’espèce. L’utilisation inconsidérée de pesticides inorganiques pourrait également affecter sa survie.

Pour en savoir plus sur la Garrulaxe de Jerdoni, cliquer ici .

Pour plus de détails sur le projet de murale, cliquer ici

Pour en savoir plus sur la Fondation David Suzuki, aller au: https://davidsuzuki.org/

 

Ref: Praveen J. and Nameer, P.O. 2012. Strophocincla Laughingthrushes of South India: a case for allopatric speciation and impact on their conservation. J. Bombay Nat. Hist. Soc. 109: 46-52.

 

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Enviroart by Suzanne Bélair

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Un simple matin d’hiver grandiose dans toute sa beauté !

20160305_072328

20160305_072233

 

Peut-on vraiment parler de simplicité quand toute cette complexité est devant nos yeux?

Que serions-nous sans cette nature dans sa biodiversité ? Rien

Nous avons besoin de la nature mais elle n’a pas besoin de nous

Quand nous l’aurons détruite

Elle saura se régénérer peu à peu

Mais ce n’est pas nous ni nos descendants qui en profiterons

Car quand nous l’aurons anéantie

L’humanité aura péri

Il n’est pas trop tard

Prenons conscience de nos gestes

Et agissons sans tarder !

 

 

©2016 texte et photos Suzanne Bélair

www.suzannebelair.com

 

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Fragile ©2015 Suzanne Bélair Huile sur toile   10 X 8 po

Fragile
©2015 Suzanne Bélair
Huile sur toile 10 X 8 po

L’aréthuse bulbeuse (Arethusa bulbosa) est une petite orchidée qui mesure entre 10 à 35 cm de haut. Elle est constituée d’une seule tige et d’une fleur solitaire et odorante. La plante ne porte qu’une seule feuille et celle-ci apparaît seulement après la floraison qui survient vers la fin mai/début juin et jusqu’en juillet. L’inflorescence terminale mesure entre 3 et 6 cm.

Comme toutes les orchidées, la fleur comprend trois pétales et trois sépales situés au somment de la fleur. La couleur de cette petite fleur est généralement rose ou magenta mais peut parfois être blanche ou bleutée.  Les 2 pétales supérieurs sont en forme de capuchon et sont situés au-dessus du label qui est plus large, d’aspect velu, strié de pourpre et de jaune et recourbé vers le bas. L’aréthuse ne fleurit généralement pas chaque année car elle peut être en dormance.

A. bulbosa habite les tourbières où les minéraux et les éléments nutritifs sont abondants et comme toutes les orchidées, elle est très sensible à son environnement. La superficie des tourbières ne cessant de diminuer suite à l’exploitation et le remplissage des marais pour permettre la construction d’habitations ou de routes, l’habitat de l’aréthuse disparaît et la plante se raréfie. En 2000, on la classifiait déjà comme espèce susceptible d’être désignée menacée ou vulnérable au Québec, tandis qu’au Canada, son statut était non défini. Et selon certains sites, elle est considérée comme espèce « en danger », menacée, vulnérable et très rare au Québec. Cependant, après vérification des listes gouvernementales québécoises des espèces vulnérables ou susceptibles de l’être mises à jour en 2013, l’aréthuse n’y apparaît plus. Le Québec l’a retirée de la liste en juin 2013.

Pogonie langue-de-serpent (Pogonia ophioglossoides) et Calopogon tubéreux (Calopogon tuberosus) sont 2 autres orchidées considérées comme espèces voisines et qui habitent les mêmes endroits que A. bulbosa. En plus de la disparition de son habitat naturel, la pollinisation de l’aréthuse est devenue de plus en plus difficile, les bourdons étant ses pollinisateurs naturels et leur population étant en déclin. La reproduction végétative de l’aréthuse est très lente.

L’aréthuse bulbeuse a été observée dans la Municipalité d’Austin au Québec qui l’a choisie, en 2014 comme « fleur emblème ». Cette année un montage de représentations a été assemblé pour la salle du conseil, dont la toile « Fragile » qui y est maintenant accrochée.

 

http://www.suzannebelair..com

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Je suis extrêmement heureuse et fière d’annoncer que j’ai été acceptée comme Membre Signataire du groupe Artists for Conservation (AFC).

AFC_Logo

Comme vous le savez peut-être ou non, Artists for Conservation est le chef de file mondial en terme de groupe d’artistes qui supportent l’environnement et a comme énoncé de mission « De supporter la vie sauvage et la conservation d’habitats, la biodiversité et l’éducation à travers l’art qui célèbre notre histoire naturelle ».

 

Ce groupe distingué comprend certains artistes parmi les plus talentueux au monde, qui sont aussi dédiés à la conservation de la nature. Ses membres se retrouvent dans près de 30 pays.

 

Nous avons aussi l’opportunité de contribuer directement aux causes environnementales qui nous tiennent à coeur à travers leur organisme et site web.

 

Je travaille présentement à monter ma présence virtuelle sur le site d’AFC

 

Pour en savoir plus:  http://artistsforconservation.org/

http://www.suzannebelair.com

 

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La semaine prochaine, ma série « Organique » sera exposée dans le cadre de l’exposition thématique « Naturellement » qui a lieu du 1er mai au 12 mai à la Galerie l’Espace Contemporain de Québec, situé au 313 rue St-Jean à Québec.
Le vernissage aura lieu le vendredi 3 mai de 17 heures è 19 heures.

SerieOrganique

Série Organique 1 à 4
Multi-média 16 X 16 po ch
©Suzanne Bélair

Tous sont bienvenus !

Dans cette série, j’ai voulu représenter les algues marines qui vivent près de la rive du Fleuve St-Laurent à Ste-Flavie, Qc qui  sont fascinantes dans leur résistance aux interventions humaines et aux attaques des éléments. Tantôt immergées, tantôt complètement sorties de l’eau, elles retiennent leur douceur et leur mouvement.
Le contraste de cette douceur et de cette mobilité avec le rocher et le bois mort est très intéressant et démontre l’adaptation et l’opportunisme que l’on rencontre si souvent dans la nature.

J’ai commencé les toiles avec l’intention d’explorer les acryliques plus et moins épaisses et les textures, utilisant un rouleau de mousse pour appliquer la couche de fond. Toutefois, mon amour pour l’huile a pris le dessus et les couches de plus en plus minces se sont superposées. Ces toiles intègrent plusieurs techniques et médiums.

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Il n’a pas été facile de reprendre le rythme de vie après les merveilleuses vacances au Mexique, mais voilà, il le faut bien…

Le Costa Rica est le plus gros producteur et exportateur d’ananas au monde et détient 75% des marchés Européen et de l’Amérique du Nord. Les ananas constituant leur plus grande récolte et leur plus importante exportation. il y a plus de terres consacrées aux plantations d’ananas qu’aux plantations de café et de bananes. Depuis la dernière décennie, l’industrie a énormément progressé entraînant plusieurs conséquences néfastes au niveau environnemental et social. Depuis 2007-2008, les compagnies impliquées dans l’industrie déclarent avoir pris des mesures pour adresser ces problèmes.

PlaisirDoré

Plaisir doré
©2012 Suzanne Bélair
Huile sur toile 24 X 30 po

Les plantations d’ananas n’empiètent pas sur les 23% de terres Costaricaines maintenant protégées par l’établissement de refuges fauniques sauvages, de réserves et de parcs nationaux. Économiquement parlant, l’industrie  a eu un effet positif sur l’économie locale, non seulement directement, soit par le biais des ventes et de la création d’emplois, mais également en attirant des investisseurs et fermiers internationaux. Certaines plantations ont même été transformées en attractions touristiques.

Les ananas sont nutritifs et délicieux, et leur prix ne cesse de baisser. Ces réductions de prix entraînent des baisses de salaire pour les ouvriers qui gagnent déjà très peu. Il y a également une problématique de santé et de dégradation environnementale qui affectent les ouvriers et les communautés locales.

L’ananas requiert des quantités énormes de pesticides pour se développer. Le sol doit être stérilisé, éliminant ainsi toute biodiversité. Selon Fernando Ramirez, agronome à l’Institut sur les substances toxiques de l’université Nationale du Costa Rica,  « 14 à 16 types de traitement différents sont généralement nécessaires, et beaucoup doivent être appliqués plusieurs fois. L’utilisation de  produits chimiques dangereux affectant la santé humaine ainsi que l’environnement est répandue, contaminant l’eau et dégradant le sol.

Pour le consommateur, très éloigné  de la source de ses aliments, et qui doit aussi faire face à certaines contraintes économiques, ces problématiques sont facilement oubliées. Heureusement, des alternatives existent. Environ 500 producteurs costaricains, des fermiers de petite et moyenne envergure, font partie de l’organisation ASOPROAGROIN. Cette association travaille à l’amélioration de ses membres au moyen d’alliances stratégiques. Tous les produits de PROAGROIN sont conformes aux normes de qualité et aux règlements environnementaux et sociaux dictés par le commerce équitable, la Rainforest Alliance, Global Gap et Organic USA.

http://suzannebelair.com

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La culture costaricaine reflète de plusieurs façons, sa diversité raciale. L’influence la plus importante est européenne comme on peut le voir dans la langue officielle qui est espagnole. Ceci se reflète aussi dans l’architecture et les bâtiments historiques. L’influence indigène, si moins visible maintenant, se perçoit tout de même à tous les niveaux, comme les tortillas qui font partie d’un repas costaricain typique ou les céramiques faites à la main, qui sont vendues sur le bord des routes.

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Poteries costaricaines avec coquillages
©2012 Suzanne Bléair
Huile sur toile 24 X 30 po

Ces poteries ont été fabriquées à la main par Santiago Villafuerte et sa femme Maria Elena. J’ai changé la couleur des poteries les rendant plus vibrantes et plus colorées qu’elles le sont en réalité. En effet, à cause de la couleur naturelle de l’argile, les couleurs des poteries sont limitées aux teintes de beige, les bruns, noir et rouge foncé, soit des teintes de terre.  Le couple habite à Giaitil le petit village réputé pour ses poteries fabriquées à la façon traditionnelle des Indiens Chrorotega. Santiago a appris à faire de la poterie de ses parents et de ses grands-parents et enseigne maintenant le métier à ses neveux et aux enfants de l’école primaire locale.

Les communautés de Guaitil et de San Vicente sont engagées à préserver la culture Chorotega qui consiste à faire ces poteries selon les mêmes méthodes que leurs ancêtres. La majorité des revenus des villageois vient de la vente de ces poteries aux touristes et aux hôtels du secteur.

Malheureusement, l’argile se fait plus en plus rare et difficile à trouver. D’après les potiers, l’argile de cette qualité n’existe plus nulle part au monde sauf sur un terrain privé à San Vincente, à environ 2 km de Guaitil.

Depuis près de 10 ans, les artisans sont en pourparlers avec les propriétaires du terrain qui, s’ils semblent prêts à vendre leur terrain, ne veulent pas que les potiers l’utilise gratuitement en partie, ou n’en achètent qu’une partie. Les potiers veulent utiliser environ un cinquième de la superficie totale à vendre et ne peuvent pas trouver assez d’argent pour tout acheter. La crainte est que, s’ils ne peuvent pas acheter le terrain, la prochaine génération devra aller vivre à San Jose pour fabriquer la poterie.

La pénurie d’argile est devenue un sérieux problème. Le maintien de l’identité Chorotega et de leur mode de vie unique sont dépendants de leur capacité à s’approprier une source fiable d’argile pour la communauté.

www.suzannebelair.com

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