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Archive for the ‘amour’ Category

Photo credit: Suzanne Bélair

 

Depuis quelques semaines, ma vie d’écriture / peinture est suspendue, étant temporairement envahie par mes petits-enfants!

 

Quel plaisir et quel privilège de partager leurs journées et leur joie à découvrir tout ce qui les entoure!

 

Tant de choses à voir et à faire quand on a trois ans et demi et 11 mois. On peut voir les neurones de leur cerveau travailler alors qu’ils découvrent le monde et y font leur place. Ils sont conscients, intéressés, stimulés et stimulants!

 

J’aime, j’aime, j’adore les observer regarder les choses et la vie comme ils le font, leur ouverture et leur curiosité, la façon dont l’aîné réfléchit et trouve des solutions, la façon dont la plus jeune admire déjà son grand frère.

 

Les émotions sont intenses autour d’eux, répondre à leurs besoins n’est pas une tâche facile, la vie s’accélère, il n’y a plus de temps pour réfléchir, c’est le mode action par défaut.

 

J’ai déjà oublié ce qui remplissait mes journées avant leur arrivée chez nous samedi dernier. Maintenant, les jours sont remplis par la préparation des aliments, les repas, les histoires, les chants, les rires, les changements de couche, jouer, consoler, enseigner, gronder un peu, observer, profiter de la chaleur et des câlins de ces petits.

 

Cela me ramène au temps où mes enfants étaient jeunes, ces années magiques où chaque minute compte pour quelque chose d’extraordinaire: édifier, influencer, protéger, apporter sécurité et amour à la vie d’un enfant. Y a-t-il une meilleure façon de passer ses journées?

 

Si mon cou, mon dos, mes bras et mes jambes protestent et sont en mode survie, mon cœur est joyeux et heureux!

 

Photo credit: Brian Kinney

 

Les petits ajoutent tellement à ma vie. J’ai l’impression de nager sous une eau douce dans un magnifique jardin coloré rempli d’amour, de rires, de sourires et de larmes. Je sais que je remonterai bientôt à la surface pour un peu d’air mais je ne suis pas certaine de le vouloir. Ils déménageront demain et me manquent déjà.

 

Je les adore énormément et me sens très chanceuse de pouvoir les regarder grandir.

 

 

Avec reconnaissance

 

Suzanne

 

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Justin photo:©2017SuzanneBélair

Petit corps mystérieux

Que de questionnements face à cette machine incroyable

Face à ce système de systèmes

Besoin de coordination, de soins, de nutrition

Effets à court et à long terme des perturbations

Questionnement

 

Petit être tout nouveau, tout curieux, tout mystérieux.

Petit corps fragile… toujours si fragile.

Équilibre délicat

Confiance à la vie

Questionnement…

 

Un an déjà

L’extérieur est perçu

L’intérieur est interprété

Appétit, sourires, développement, indices

Maladies, bactéries, virus, silencieux, sournois, invisibles

J’ai peur

 

Petit amas de cellules, disposé si parfaitement

Petit corps mouvant, tout doux

Colonne vertébrale, omoplates, muscles,

Les yeux, intelligence, pensée

Questionnement

 

Vaisseaux sanguins, système immunitaire

Digestion, excrétion

Déjà tu veux pousser tes limites

Nouveau, apprendre

Déjà tu veux contrôler

Questionnements

 

Amour, pleurs

Je veux, je veux, j’aimerais, besoin

À un an comme à trente, comme à cinquante

La même chose

Questionnement

 

Amour, amour, protection

Perfection, petits doigts

Réconfort, je t’aime

Malléable, flexible

Besoin d’amour, je t’aime

 

©2017 Suzanne Bélair – texte et photo

 

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Meilleurs Voeux !

Microsoft Word - 2016-voeux-noel.doc

 

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Ma tante Yvette

Il y a quelques jours, ma tante Yvette est décédée. C’est son service commémoratif  aujourd’hui et cela m’est impossible d’y aller. J’en suis très attristée.

Yvette et Paul en 1983

Yvette et Paul en 1983

 

Étrange, j’ai rêvé à elle ce matin, comme si elle venait me visiter. J’ai rêvé qu’elle était, avec beaucoup d’autres personnes de la famille, des cousins, cousines, dans une fête où on avait décidé de s’échanger des cadeaux.

 

Elle m’avait apporté un présent qui comprenait une étagère, avec toutes sortes de vaisselles dépareillées mais belles en fine porcelaine blanche et décorée de roses rouges, des plats de service, des tasses, une théière. L’étagère était en vitre et sur chaque tablette, de la vaisselle et une petite table remplie aussi. Elle était tellement contente de me donner cela. Et moi qui n’en voulait pas, qui me demandait où je pourrais bien mettre tout ça et comment apporter tout cela chez moi. Comment lui dire que je n’en voulais pas?

 

Dans mon rêve, elle venait de perdre son Paul, son amoureux, son complice depuis leur rencontre et leur mariage dans les années 50. Dans mon rêve, elle souffrait en silence de son absence, elle était courageuse et participait à la fête malgré tout car il faut bien vivre et continuer.

 

Dans mon rêve, elle est sortie à l’arrière de la maison et je l’ai suivie pour lui parler. C’était la pénombre en été, pas tout à fait nuit. Elle portait une robe beige. Je l’ai prise dans mes bras et nous nous sommes serrées longuement « C’est vrai, tu viens de perdre mon oncle Paul », une longue étreigne d’amour et de partage.

 

Je n’ai pas eu l’occasion de la voir souvent, ma tante Yvette. Pendant qu’on grandissait, elle était bien trop occupée avec ses neuf beaux enfants qu’elle adorait et ils restaient loin. Ce n’était pas facile d’organiser toute la famille pour sortir. Nous la voyions à l’occasion du jour de l’an et peut-être une autre fois pendant l’année.

 

Plus tard, elle m’envoyait toujours une carte à Noël et s’informait de mes enfants, de ma vie, de Solange. Ça l’attristait qu’on ait perdu notre maman si jeune. On s’appelait et on parlait, pas toujours très longtemps mais ceci me laissait toujours avec un sentiment de calme et de bien-être. Elle se préoccupait des autres, s’en souciait vraiment. Aucun faux-semblant avec cette femme vraie.

 

J’ai souvenir d’une femme douce et aimante, une femme forte qui a encaissé les épreuves avec courage. Je l’aimais beaucoup et  je suis triste qu’elle soit partie. Je suis triste pour sa famille, mes cousins et cousines qui ont vu sa santé se détériorer.

 

Je pense quand même qu’elle a eu une belle vie. Repose en paix ma tante. Je t’aime.

 

 

Site web Suzanne Bélair

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Il y a trois mois, un petit être extraordinaire est entré dans ma vie. Son arrivée m’a forcée à entrer à l’intérieur de moi-même pour un questionnement toujours plus difficile et angoissant…

20151110-1

A few hours old

 

Amour, inquiétude pour lui, acceptation de sa part, inquiétude pour sa mère, sa réaction face à tout ce qui l’entoure, ma conscience toujours présente de l’impermanence de tout, de la fragilité de la vie, de la fragilité du lien avec sa maman, amour encore, tout cela me hante. Sait-il, sent-il mon amour pour lui, mon désir de protection quand je l’enveloppe dans mes bras? Je pense que oui, car quand il s’endort dans mes bras après m’avoir fixée de son regard déjà si sage, je sais qu’il sait que je l’aime et qu’il sent qu’il peut se reposer sans inquiétude, qu’il est en sécurité.

 

Quand je suis avec lui, mes yeux ne sont pas suffisamment grands pour le regarder, pour capter le moindre regard, le moindre geste. Quand je reviens d’une visite avec lui, il m’habite, il me manque déjà, je pense à la prochaine fois.

 

Présent en moi, est ce grand questionnement concernant son avenir dans un monde où les intérêts économiques et la soif du pouvoir de certains individus, groupes, nations sont plus importants que la survie de notre planète et le bien-être de ses habitants, qu’ils soient humains, animaux ou végétaux. Besoin de protéger le petit et un grand besoin de protéger le bonheur de ma fille, tout est si fragile.

 

Curiosité de voir ce petit être humain se développer, de semaine en semaine et faire son chemin dans les difficultés et les joies de la vie. La réalité de sa grande vulnérabilité me frappe à chaque fois que je le vois, lui, si confiant et dépendant des adultes qui l’entourent.

 

Me frappe aussi la réalisation que la vie d’un bébé est une bataille constante, bataille pour que ses besoins physiques soient remplis, combat pour que ses besoins émotifs soient rencontrés sans pouvoir les exprimer autrement que par le pleur, la moue et probablement la télépathie, lutte pour interpréter ce que les adultes essaient de lui faire comprendre, pour le contrôle de ses mouvements, frustration face à ses limites.

 

La naissance d’un enfant est une grande joie. Avoir un enfant est un geste d’espoir, espoir face à la vie, espoir face à l’avenir, espoir quant à la survie du couple et de l’amour qui les unit. La naissance d’un enfant, est la naissance d’une petite personne avec sa personnalité bien à elle, son tempérament, ses humeurs, ses goûts qu’on se doit de respecter et accepter.

Même si la tête et le cœur amoureux de ses parents sont remplis d’espoir et de rêves, cet enfant a une vie et certaines expériences à vivre qui ne peuvent pas toujours être évitées ou amorties par l’amour et la protection de ses proches.

 

J’essaie de prendre tout cela un jour à la fois et d’être reconnaissante de ce que je reçois. Chaque heure passée avec lui est un cadeau de la vie !

 

www.suzannebelair.com

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Le Potier ©2014 Suzanne Bélair Huile sur toile 24 X 25

Le Potier
©2014 Suzanne Bélair
Huile sur toile 24 X 25

Je le connais comme:

 

Ray, l’homme de ma belle amie,

 

Ray aux yeux bleus, au sourire aimant,

 

Ray, l’amant, le passionné, le danseur,

 

Ray, le doux, le tendre, le caressant,

 

Ray, l’éducateur, le sage, l’attentif,

 

Ray, le curieux, l’intellectuel, le savant,

 

Ray, le papa, l’époux, le calme,

 

Ray, l’ami, le fidèle, le constant,

 

Ray, le créatif, le patient,

 

Ray, le potier.

 

http://www.suzannebelair.com

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Aujourd’hui  journée spectaculaire- soleil mur à mur même s’il ne fait que -25C (-13F), pas de vent, les oiseaux chantent.

24 heures pour choisir son destin, 24 heures qui peuvent changer le cours d’une vie si je le désire. La chance de vivre, la gratitude de pouvoir observer la nature, tout ceci me remplit ce matin, l’espoir renaît.

Tout  en lisant Richard Rohr et le Tao Te Ching, j’en arrive peu à peu à ma vérité, mon intérieur qui se révèle de plus en plus, les couches de l’égo qui s’effritent sans effort et  tombent de plus en plus.

Le 38è verset du Tao Te Ching est très intéressant  car il parle de la différence entre l’égo versus le Tao, l’âme qui nous habite. Le verset, même dans ses multiples traductions, tente d’expliquer que c’est en agissant de l’intérieur, en s’écoutant  et sans nécessairement s’en rendre compte , sans vouloir ‘’faire preuve de bonté’’ aux yeux des autres ni même à nos propres yeux que tout s’accomplit comme il se doit. La nature essentielle du Tao, de l’esprit qui nous habite est l’unicité même. Cependant, à l’instant où  l’on sait ou qu’on se dit que nous sommes ‘’bons’’, nous introduisons une polarité entre le bien et le mal, la pensée dualistique et perdons  la connexion avec le Tao.

C’est pour cela que le verset 38 dit entre autres :

Quand le Tao se perd, il y a la bonté

Quand la bonté se perd, il y a la moralité

Quand la moralité se perd, il y a le rituel

Le rituel est l’enveloppe de la vraie croyance

Le début du chaos

(Traduction libérale)

 

Certains interprètent que les principes artificiels qui devraient être rejetés d’emblée sont la bonté, l’équité, les rituels, les lois : Un concept contraire à tout ce que l’on entend et tout ce qui nous a été dit. Voici pourquoi : La bonté artificielle est une tentative de vivre en se rassurant que l’on n’est pas ‘’mauvais’’, en laissant les autres décider où on se situe sur leur échelle de bonté. Est-ce qu’on répond à leurs attentes, aux attentes de nos parents, de nos éducateurs, de la société?  Est-ce que l’on démontre une certaine forme de bonté dans le but inavoué d’en recevoir en retour?

 

Tout ce qui est important est de sentir cette flamme intérieure qui nous guide et réaliser que cette flamme est notre lien  à l’ultime, notre lien à la source et à l’univers. Écouter cette flamme et lui faire confiance sans condition. Vivre de plus en plus selon cette voix intérieure et de moins en moins selon les exigences de l’égo. Communier avec les autres êtres vivants qui ont aussi cette flamme, ce Tao, cette vie à l’intérieur d’eux.

 

Silence ©2011 Suzanne Bélair Huile sur toile,  10 X 8 po

Silence
©2011 Suzanne Bélair
Huile sur toile, 10 X 8 po

C’est tout cela que je conçois quand j’entends les petits oiseaux chanter même s’il fait -25C le matin. Ils chantent la vie, le bonheur de vivre, la chance d’être. Ils font partie de moi comme je fais partie d’eux. Nous sommes liés par la même source, le même Tao où toute notion de bien ou de mal ne peut exister.

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