Peinture de la Semaine: « Impermanence »

La perception de ce qui nous entoure sans l’écran mental, sans l’ego est ce que je recherche. La perception doit se fait autant que possible avec toute la conscience de nous-même, la conscience pure,  sans l’ego, d’être à être, d’expérience à expérience.

Le mental est appris, aucunement instinctif. Il est fait d’apprentissages, de chiffres, de données, d’impressions passées qui ont affecté l’ego. Il faut aller plus profondément dans l’être pour arriver à une communion avec ce qui nous entoure.  Même notre propre réalité n’est pas accessible à l’ego ou au mental qui cherche toujours à étiqueter, cataloguer, mettre en boîte en quelque sorte pour pouvoir s’apaiser et passer à autre chose.

La réalité de ce qui nous entoure est parfois perçue pour de courts moments, des moments qui ouvrent la porte à une compréhension plus profonde, des moments qui nous émerveillent.

Ce n’est qu’en respectant le moment présent que l’on peut atteindre cette perception, c’est un émerveillement, magique ou tout se simplifie. Enfin on se dit « Voici ce que je n’avais pas compris, voici ce que je ne voyais pas ».

C’est ce que je recherche et ce que j’essaie de transmettre quand je peins, cette communion avec le sujet, le précieux du réel qui est toujours impermanent que l’on doit accepter en tant que tel.

Impermanence ©2013 Suzanne Bélair Huile sur toile - 12 X 24 po
Impermanence
©2013 Suzanne Bélair
Huile sur toile – 12 X 24 po

Dans la vie pratique de tous les jours, il est nécessaire de faire appel au mental mais il est aussi important de pouvoir déconnecter d’avec le mental et de se connecter à l’être profond que nous sommes et au moment présent.

Il est parfois difficile de percevoir avec l’être, d’observer ce qui est, sans jugement.

Un bon exercice pour y arriver est proposé par Eckhart Tolle dans son livre « The power of Now ». Il nous suggère de sortir autant que possible du temporel dans notre quotidien. Si ceci s’avère difficile, il propose de s’exercer en observant la tendance habituelle de notre mental à vouloir fuir le moment présent en anticipant ce qui vient. Cette projection dans un futur imaginé crée soit de l’espoir si ce futur est imaginé mieux que le présent ou de l’anxiété si on imagine un futur pire que le présent.

Dans les deux cas, ce n’est qu’une illusion et ces pensées affectent comment on vit notre réalité, notre moment présent. Il suggère aussi que cette présence en tant qu’observateur de nous-même, de nos pensées, nos émotions et nos réactions aux situations, nous amènera à voir la façon répétitive  qu’a notre mental de nous ramener soit dans le futur, soit dans le passé. Sans en faire une problématique, il est utile de regarder la pensée, sentir l’émotion et surveiller la réaction pour en arriver à sentir la présence calme qui se trouve au fond de nous.

http://www.suzannebelair.com

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