Qu’est-ce qu’on entend par l’acceptation de soi-même? Est-ce possible d’aimer son entière personne physique aussi bien que son intérieur? L’acceptation de soi est souvent liée exclusivement au corps physique, mais ou se situent les traits de personnalité qu’on veut changer ou améliorer? Il va de soi que plus l’acceptation se soi est élevée, plus notre estime de nous-mêmes est élevée. Est-il possible d’atteindre cet état ou on aime son corps avec toutes ses limitations? Ce corps qui n’est jamais tout à fait parfait, qui nous surprend parfois avec des maladies auxquelles on ne s’attendait pas, qui ne répond pas aux traitement chocs qu’on essaie de lui imposer parfois. Ce qui est important est d’arrêter de s’auto-critiquer… très difficile pour beaucoup d’entre nous. Puisqu’on ne sera jamais parfait ou se situe la ligne entre ce qu’on doit accepter et ce qu’on désire changer ou améliorer?
Voici quelques pistes pour débuter:
Premièrement, on nous dit souvent que l’on doit cesser de se mesurer selon les attentes d’autrui. Mais s’il est facile d’identifier les demandes claires qui viennent de l ‘extérieur, il est plus difficile de séparer quelle partie de notre volonté d’être a été dictée par nos parents, amis, personnes d’autorité et la société en général au cours de nos années de formation ou des années qui ont formé notre caractère. Il y a donc un grand travail de recherche de ce côté pour identifier, évaluer et choisir lucidement de se plier à certaines règles ou d’adopter en pleine conscience certains comportements ou certaines valeurs. Avant de cesser de se mesurer aux attentes des autres, il faut donc identifier d’où nos propres attentes originent.
Une autre façon de s’apprécier est de prendre soin de soi-même sans attendre que les autres le fassent. L’autosuffisance face à nous-même implique l’éducation qui apportera les connaissances nécessaires à se prendre en mains que ce soit physiquement (nourriture, exercices et polluants divers) et mentalement (spiritualité, équilibre émotionnel, indépendance). Ce n’est donc pas simple. Et comment se prioriser au-dessus des autres? Trouver la balance n’est pas facile.
Encore une fois, où est-ce qu’on dirige notre attention, notre focus? Commencer avec les parties de nous-même qu’on apprécie, il doit bien en avoir quelques-unes et regarder autour de soi. Personne n’est parfait. Il y en a des mieux mais des pires aussi. Se rassurer qu’on est OK. Ce sur quoi l’attention est dirigée revêt une importance plus grande. L’effet peut parfois faire boule de neige. L’attention dirigée est très importante pour toute amélioration du bien-être mental.
Accepter les compliments qui viennent des autres, croire qu’ils sont vrais et ne pas s’offusquer si on n’en reçoit pas. Ceci est plus facile qu’on ne pense lorsqu’on réalise que les gens ne sont nullement obligés de nous complimenter pour quoi que ce soit, alors si on reçoit un compliment, ça doit être que cette personne le pense vraiment. Écouter les commentaires et critiques sans se sentir blessé, blessée. Après tout, tous ont droit à leur opinion et on ne peut pas tous penser de la même façon.
Parlant de compliment, quand on accomplit quelque chose dont on est fier, pourquoi ne pas se complimenter nous-même? Une autre bonne idée est de tenir un record de ce que nous avons accompli. Une fois par semaine, prendre un temps de réflexion pour réviser ses actions et écrire ce dont on est fier. Ça peut être aussi simple que d’avoir fait un bon repas ou d’avoir fait trente minutes d’exercice. Quand on commence à regarder, on trouve toujours quelque chose. Et c’est en appréciant ce qu’on a fait qu’on peut mieux accepter ses erreurs ou manquements, un autre point important.
Enfin, arriver à se regarder globalement, comme une personne à part entière avec ses bons et moins bons côtés, qui a reçu le cadeau de la vie et a la responsabilité d’être heureux, heureuse. Le devoir de faire de son mieux pour son propre mieux-être dans le respect de cette vie qui nous a été donnée.