Des exercices scientifiquement prouvés pour apporter le bonheur? La possibilité a déjà été débattue. (LEMLEY, B. 2006. Shiny happy people. Discover. 27-8: 62-78). Un nouveau mouvement connu sous le nom de psychologie positive offre en effet une série d’exercices validés scientifiquement appelés interventions, qui amène supposément ceux qui recherchent le bonheur à la félicité. Martin Seligman, le psychologue de l’Université de Pennsylvanie largement responsable du mouvement pense que cette nouvelle science peut augmenter le bonheur de tous. La psychologie traditionnelle met l’accent sur la découverte des causes de la tristesse tandis que sa méthode met plutôt l’accent sur certains gestes ou comportements qui augmentent le niveau de satisfaction de la vie. Certaines études menées sur des chiens ont démontré qu’environ le tiers des sujets, soit le même ratio que chez l’humain, répond différemment lorsqu’ils font face à une tâche impossible comme de s’évader d’un enclos sans issue. Ils n’abandonnent jamais tandis que l’autre deux tiers abandonnent éventuellement, soufrant « d’impuissance apprise ». Le premier tiers correspondrait, à la portion optimiste de la population. Les études sur les jumeaux indiquent que le niveau de satisfaction d’une personne ou son bien-être subjectif vu par lui-même dépend à 50% de sa constitution génétique. L’équation du bonheur a été formulée en 2000 comme suit : H = S + C + V, où H = le niveau de bonheur durable de la personne, C = les circonstances de vie, S = la contribution génétique et V = les facteurs sous le contrôle volontaire. Les « interventions » servent à alimenter le V qui compte pour environ 40% du quotient de bonheur des gens. Les interventions visent les trois types de bonheur de base : le plaisir, le flux, et le sens ou la valeur de la vie et des gestes. L’étude publiée dans le journal « American psychologist » s’est basée, en grande partie, sur le compte-rendu volontaire des patients. Certains disputent donc les conclusions. Pour ma part il semble qu’il est évident que certaines personnes doivent travailler plus que d’autres afin d’arriver à un certain confort psychologique si ce n’est le Bonheur. En sachant que 50% serait de composante génétique, ceci aide à mettre certains sentiments négatifs en perspective et donne quand même un bon espoir de pouvoir travailler de façon proactive sur l’autre 50% soit en changeant les circonstances dans lesquelles on se trouve, soit en changeant son attitude ou en acceptant certaines situations (sans toutefois être de la résignation ou de la victimisation) ou soit en faisant du mieux qu’on peut avec ce qu’on a.